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Cesaria Evora en concert unique au Kabardock
28 avril 2007

À son arrivée, la chanteuse capverdienne n’a pas pu échapper, malgré la fatigue du voyage, au rituel de la rencontre avec la presse.
Lorsqu’elle est arrivée au Port avec l’équipe de Kabardock, des femmes des quartiers lui ont fait la surprise d’un repas dans un restaurant de la cité maritime, à deux pas du vieux port.
Cesaria Evora, épuisée, mais ravie de la surprise, s’est assise pour recevoir l’hommage des femmes des quartiers et des élues du Port. Elle a été couverte de cadeaux : un soubik, un kaïanm, des “tapis mandian” faits mains dans les quartiers et un shapo la pay trésé.
Autant de petits gestes pour dire à cette femme courage, baptisée “Diva” par les médias, qu’elle était accueillie comme une sœur, une amie, une comparse.
Avec elle, Juliette Maïa-Lopez, sa traductrice, a peu à peu tissé des liens de créolité à créolité.
Il y avait pour l’accueillir Huguette Bello (Députée) et Brigitte Croisier, de l’Union des Femmes de La Réunion, et plusieurs conseillères municipales : Marie-Paule Fanchin, Patricia Fimar, Firoze Gador, Paule Wolf, Michèle Picardo, Simone Biedinger, Mémouna Patel, Roxane “Ninine” Michaud et Paulette Adois. Cette dernière, avec ses sœur et belle-sœur Fabienne et Miane, chante depuis près de 30 ans, au début sous le nom du groupe “Zordi” et koméla, sous le nom très... chantant de “Fami Mélodi”. Elles ont interprété a capella le célèbre “Saudade”, avant de passer au répertoire réunionnais, pour démontrer l’usage du kaïamn, avec la très belle chanson du groupe Zétoil Katrèt, “,Filao”, chanté a capella, dans une belle harmonisation revue par le groupe portois.
Marie-Paul Fanchin, élue en charge de la Culture, a accueilli la chanteuse au grand cœur en lui disant qu’elle était « très attendue par le public réunionnais ». La réception d’accueil en était un signe.
« Je ne m’attendais pas à cette réception, à être si bien accueillie. Mais chez nous, nous avons aussi des associations de femmes et je suis habituée à les rencontrer » a dit Cesaria Evora. Surprise, mais pas dépaysée !
A côté d’elle, une femme d’origine polonaise suit tous ses déplacements internationaux. Elisabeth Sueradzinka est originaire de Minsk-Maz (à ne pas confondre avec la grande ville d’Ukraine). « Je choisis mes voyages en fonction de ses concerts », dit la “fan” itinérante. Après le Canada, la Lituanie, la Lettonie, l’Espagne, la France, la Tunisie, le Cap Vert... la voici à La Réunion pour un 27ème concert en live. Elle est l’auteur de traduction en polonais de quelques-uns des textes des deux derniers albums de Cesaria Evora, “Voz d’amor” (2003) et “Rogamar” (2006). « C’est partout le même accueil très chaleureux, venant de gens de cultures très différentes. Et partout, j’ai vu des salles pleines sans grande publicité », dit cette inconditionnelle, qui ne doute pas que, le lendemain soir, quand elle aura retrouvé toute sa fougue tranquille, Cesaria Evora va enflammer le Kabardock.
P. David
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