Culture et identité

Fondation pour la mémoire de l’esclavage : quelle place pour l’océan Indien ?

Un seul représentant sur 15 au conseil d’administration

Témoignages.re / 15 novembre 2019

Dans un communiqué diffusé hier, Huguette Bello, présidente de PLR et députée, constate la faible représentation de l’océan Indien dans le Conseil d’administration de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Un choix qui va à l’encontre de l’amendement que les députés PCR avaient fait voter pour intégrer l’océan Indien dans la loi qui reconnaît l’esclavage en tant que crime contre l’humanité :

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« Demain 15 novembre (aujourd’hui - NDLR), aura lieu à Matignon la signature de la Convention entre l’Etat et la Fondation pour la mémoire l’esclavage.

Le Conseil d’administration est à présent connu dans sa totalité. Aux côtés des trois acteurs du logement, du CNRS et du CESE, Nantes et les Antilles avaient déjà trois représentants. Sans remettre en cause les compétences et le talent des quatre personnalités désignées le 13 novembre, le choix effectué ne résorbe pas les déséquilibres. Il les aggrave. Au total, sur 15 membres, La Réunion et l’océan Indien n’ont qu’un représentant.

Au vu de la composition de son CA, il serait donc plus juste de parler de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage transatlantique.

Il y a 20 ans, avec Elie Hoarau et Claude Hoarau, j’avais dû me battre pour faire adopter un amendement parlementaire intégrant l’océan Indien dans la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’Humanité.
L’histoire serait-elle donc toujours un rapport de forces ? »