Retour du percussionniste Adama Dramé

“Fowar” a li

15 juin 2006

Le virtuose Burkinabé du djembé, Adama Dramé, sera dans l’île dès le vendredi 19. Il animera une session de Formation aux percussions et danses africaines. Avec des artistes réunionnais, il donnera vie à un spectacle pour le plus grand plaisir du “Groupe Fowar”.

Pour leur 5ème Résidence de Formation aux percussions et aux danses africaines, les artistes du “Groupe Fowar” accueillent un virtuose du djembé : le Burkinabé Adama Dramé. Il connaît l’île pour y avoir communiqué l’amour de ce tambour sacré, il y a 9 ans de cela. Ce gardien des traditions africaines vit aujourd’hui à Bouaké en Côte d’Ivoire. Depuis près de 30 ans, il perpétue à travers le monde la magie du djembé. Il veut aujourd’hui la marier au maloya. Avec Nicolas Moucazambo, Béber, Patrice Cantina et les percussionnistes de Fowar et de Tambour Métisse, Adama Dramé compte donner vie à ce projet. Ce spectacle sera joué lors de la prochaine Fête de l’Abolition de l’Esclavage.

Le djembé dénié

Le “Groupe Fowar” forme depuis des années une génération talentueuse de percussionnistes. "Le travail commence à porter ses fruits", constate Philippe Souhingui, son Président. Adama Dramé leur apportera - à ne pas en douter - ce plus qui leur permettra de briller sur les scènes internationales. Pas avec un son africain, ni cubain, ni indien, mais avec un son réunionnais. Aujourd’hui, le djembé comme la danse africaine revient à la mode après avoir été oublié. Avec cet instrument, les Réunionnais sont en quête d’une identité cachée. Philippe Souhingui salue "toute la bataille menée par Christian Daffreville pour redonner au djembé sa place dans la société réunionnaise".

Jean-Fabrice Nativel


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