La FAR alerte les collectivités

« Garder dans l’ère du numérique la diversité des radios »

23 février 2009, par Edith Poulbassia

Les 22 radios associatives du réseau FAR ne se sentent pas reconnues. Reconnues pour le rôle qu’elles exercent dans les quartiers en faveur de la cohésion sociale et culturelle. A l’heure du numérique, la Fédération des radios associatives de La Réunion lance un appel aux collectivités, notamment aux communautés de communes pour continuer d’exister.

Cultuelles (Vie, Arc-en-Ciel, etc), culturelles (radio Pikan, Kayamb FM, etc) ou politiques (KOI), le réseau FAR regroupe 22 radios associatives depuis 13 ans. Leur point commun, être à l’écoute de la population, assurer une cohésion sociale et culturelle de proximité, et travailler en réseau.
Le lundi, jeudi et vendredi, les radios diffusent une émission commune qui aborder les problèmes de société : développement durable, crise, vie chère, éducation, et défendent l’identité, la langue, soutiennent les jeunes talents. « Ce sont des radios libres, un espace pour pouvoir communiquer, nous ne sommes pas bloqués par la publicité », assure Bertrand Grondin, membre du bureau de la FAR.

« Pour une proximité éducative au service des grandes causes »

Ces radios craignent aujourd’hui pour leur avenir. Sans la reconnaissance de leur rôle par les collectivités locales, des radios qui existent pour certaines depuis 30 ans risquent de disparaître. La FAR met en cause le numérique.
« Le numérique va nous obliger de passer par un opérateur privé pour être diffusé. C’est un moyen de privatiser les ondes », affirme Bertrand Grondin. Aujourd’hui, l’installation d’une radio se fait par appel d’offre auprès du CSA.
Le FAR demande aux communautés de communes en particulier de prendre en compte les médias associatifs pour leur communication de proximité. Seul Saint-Denis le fait actuellement avec Plus FM. Le partenariat a abouti à une émission baptisée "Dialogue Dionysien". Un partenariat semblable pourrait se faire avec les autres collectivités pour l’éducation à la gestion des déchets, pour expliquer via les ondes la politique de déplacement dans les micro-régions. Mais « les collectivités préfèrent les grands médias, les canaux habituels alors que les radios associatives touchent un public varié, et émettent partout », regrette la FAR.
La FAR a sollicité la CIREST, le TCO, la CIVIS. Seul la CINOR a répondu favorablement pour l’instant.

 EP 


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus