“Guét Ali” de Cécile Hoarau samedi soir au Bambous

27 avril 2007

(photo Sandra Négouai)

Découvrir une pièce de théâtre en pleine construction, venir y apporter son point de vue de spectateur, c’est ce que Cécile Hoarau, comédienne et auteur de “Guét Ali”, propose au public ce samedi soir au Théâtre les Bambous. “Guét Ali” aborde les relations complexes entre La Réunion et Madagascar, deux îles à la fois si proches et éloignées. « “Guét Ali” est une pièce que j’ai commencée à écrire l’année dernière, qui est toujours en cours d’écriture, et qui mêle les trois langues : créole, français et malgache. Je suis avant tout comédienne et donc le travail sur le plateau m’intéresse beaucoup dans le processus de création. J’avais besoin à un moment de prendre rendez-vous avec le public pour présenter une maquette ». Ce sera samedi, à 20h30, au Théâtre les Bambous.
Les relations entre Madagascar et La Réunion sont évoquées à travers une histoire familiale de trois générations de femmes, où domine un rapport ambivalent d’amour et de haine. Un secret transmis de génération en génération habite chaque personnage, qui le porte à sa façon. La pièce se déroule-t-elle dans l’une ou l’autre île ? Des années 1930 à nos jours, l’action se déroule tantôt à Madagascar, tantôt à La Réunion, mais les maîtres du jeu, ou plutôt du temps, ce sont les ancêtres. « Il existe un monde parallèle, celui des Avants, dans un espace qui est celui du cimetière, lieu de recueillement des vivants, lieu de la mémoire. Ce sont ces ancêtres qui nous font voyager de Madagascar à La Réunion. Les vivants vont se remémorer. Le “Guét Ali” c’est donc cet espace qu’est le cimetière », explique Cécile Hoarau. En écrivant le texte de la pièce, l’auteur ne pouvait l’imaginer qu’accompagné de rythme. Cécile Hoarau s’est dont entourée de Arlette Nourly et David Raoulison pour la création et la direction vocale et musicale. L’auteur espère terminer “Guèt Ali” cette année pour des représentations en 2008.


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