Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
100 noms pour le 10 mai avec la MCUR
17 mai 2010

Née esclave dans une plantation du Maryland en 1822, Harriet Tubman vit chez son propriétaire, Edward Brodess. Dès l’âge de six ans, elle est louée à d’autres maîtres. Certains d’entre eux étant très cruels, elle endure des années de traitements inhumains. Un jour un contremaître lance un poids de deux livres dans sa direction, la frappant violemment à la tête. Le coup sévère lui causera des crises d’épilepsie jusqu’à la fin de sa vie.
En 1849, Harriet prend sa propre émancipation en mains : elle s’échappe vers le nord, laissant derrière elle son mari, « noir » libre, qui ne souhaite pas la suivre. Puis elle risque de nombreuses fois sa vie en effectuant de nombreux allers et retours au Maryland afin d’aider d’autres esclaves à s’échapper, les faisant passer par un gigantesque réseau d’évasion nommé le "Chemin de fer clandestin".
Elle guide en dix neufs convois près de trois cents esclaves vers la liberté. Elle fournit également des instructions détaillées à ceux qui souhaitent s’échapper par eux-mêmes.
« Vous serez libres ou vous mourrez ! ». C’est ce qu’Harriet Tubman déclare aux esclaves du Sud qu’elle fait passer dans les États du Nord où l’esclavage est aboli. Ces mots révèlent combien sa détermination était forte. Appelée "la Moïse de son peuple", Harriet Tubman sert ensuite dans l’armée américaine pendant la guerre de Sécession, où elle est infirmière, scout et éclaireuse. À la fin de la guerre elle accueille de nombreux « noirs » dans sa demeure à New York, et contribue à la construction de deux écoles pour les esclaves libérés dans le Sud.
À sa mort, le gouvernement américain lui rendra les honneurs militaires.
Courrier des lecteurs
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