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24 novembre 2008

Chers dalons et amis,
Nous apprenons avec une grande tristesse et une vive émotion le décès du comédien Arnaud Dormeuil à l’âge de 44 ans.
Doué, apprécié pour sa bonne humeur et son professionnalisme, Arnaud aura connu une carrière hors du commun.
C’est au sein de la compagnie théâtrale Vollard qu’il exprimera le mieux son sens artistique, alternant chant, musique et comédie, durant plus de deux décennies.
Cet artiste doté d’un sens inné du jeu de scène connaîtra une carrière fulgurante sous la Direction d’Emmanuel Genvrin.
Entre réussites éclatantes et galères au gré des aléas de la vie d’artiste, il sera - grâce à l’opéra “Marina” - propulsé au sommet de son art.
La presse réunionnaise, la classe politique et le milieu artistique et culturel lui rendent un hommage unanime.
C’est en musique, comme il l’avait souhaité, qu’un kakar sera organisé lors de la veillé funèbre prévue à la Commune Prima à Saint-Denis.
Salut l’artiste, tu nous manques déjà.
• Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul
Depuis Paris, j’ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition du comédien et musicien Arnaud Dormeuil.
C’est la figure phare du Théâtre Vollard qui s’en est allée. Le monde culturel réunionnais perd un de ses plus dignes représentants. Notre île perd une grande figure très appréciée, forte et respectée.
Le Conseil municipal et moi-même présentons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses proches et tous les acteurs culturels l’ont côtoyé.
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Messages
24 novembre 2008, 20:59, par arnold aurore
mon arnaud de mon coeur , tu va me manquer
cetait du bohneur de te recevoir a metz toi
toi qui me donner des conseils au niveau du chant
que du bohneur de chanter "la mariza" "la mama" de charles aznavour
et tant d’autres
il y a une dechirure dans mon coeur jarrive pas a me dire que je te verrais plus
mi aime a ou mon arnaud
aurore de metz
Voir en ligne : arnaud mon ange
27 novembre 2008, 01:12, par Jean-Pierre Wurtz
Nous ne nous connaissions pas de près. Nos chemins se sont croisés au fil des spectacles du Théâtre Vollard et de Tropicadéro, dont Arnaud Dormeuil était le poteau mitan. Je garde le souvenir vivant d’un artiste éclatant, rayonnant de ses multiples talents, d’un homme chaleureux, joyeux et grave, grave et joyeux, généreux, profondément humain, d’un homme dont on aurait aimé être l’ami.
Je pense en cet instant à la peine qui a été la mienne à la disparition (il y a quinze ans, déjà !) de Polo Rosine, du groupe Malavoi. Elle rejoint celle d’aujourd’hui.
Arnaud voulait, nous dit-on, qu’on fasse de la musique pour lui, même en veillant son corps. Je ne suis pas musicien, mais j’écouterai un disque de ségas. Et puis Arnaud et Polo feront, j’en suis sûr, un boeuf ensemble au firmament des musiciens.
Salut, l’artiste ! Adieu, l’ami !
Jean-Pierre Wurtz,
inspecteur général du théâtre
29 novembre 2008, 22:15, par Letellier Pierre
Ah Arnaud Dormeuil, tu as marqué mon enfance lorsque je jouais avec toi sur scène pour la première fois dans les Dionysiennes au Théatre Vollard en 1991 alors que je venais tout droit de la métropole pour accompagner ma mère et jouer avec elle dans ce spectacle.
J’avais neuf ans, et je me souviendrai toujours de cette époque bénie durant la quelle Arnaud était extraordinaire avec moi, qu’on attendait de longues minutes dans une toute petite pièce haute de 1 m et large de 2 avant de rentrer sur scène.
Arnaud je ne t’oublierai jamais et je pense à tout le reste de la troupe Vollard qui a perdu un être cher ainsi qu’a sa famille.
Il restera vivant à jamais dans mon coeur et mon esprit.
Pierre Letellier.