Vente de 365 créations pour Masomeloka à Madagascar

Ilehel, les ailes de la solidarité pour l’humanitaire

11 décembre 2006

Samedi 9 décembre à 18h30 après avoir fermé ses portes pour un laps de temps, la Galerie Gounod à Saint-Denis les a ouvertes à nouveau au public pour la mise en vente de 365 œuvres d’artistes réunionnais : des photographies, des peintures, des sculptures. Des créations uniques, aux prix uniques de 20 euros et aux caractéristiques singuliers. Elles mesurent 15 centimètres sur 15 centimètres et elles correspondent chacune à un jour de l’année. Elles habillent également un agenda en vente lors de cette soirée. La moisson des euros va directement dans les caisses d’Ilehel, une association humanitaire. Elle apporte sa pierre au développement d’un village, Masomeloka à Madagascar : la fin de la construction d’une maison de quartier, le parrainage de Thomas, Flavine et Daniela en cours de formation professionnelle et la réhabilitation d’un dispensaire. Voilà ce à quoi servira votre argent.

J.-F. N.


Masomeloka loin de tout mais pas du cœur

Christophe Pellet fondateur d’Ilehel pour la solidarité entre les îles de l’Océan Indien et concepteur du projet pour le soutien au développement de Masomeloka à Madagascar donne officiellement dans l’humanitaire depuis mars 2003. Masomeloka, village de 4000 habitants sur les berges du canal des Pangalanes sur la côte Est de Madagascar est tourné vers la pêche, l’agriculture et l’élevage. La pirogue ou le tout terrain sont les moyens de transport pour parvenir au sein de ce village où “les jeunes ont peu de loisirs”.

Depuis une quinzaine d’années un missionnaire polonais, Daniel a élu domicile dans cette localité de la Grande Île. Par des rencontres intervillages autour du ballon rond, la création d’ateliers de broderies et de cartes postales, les formations de secours de première urgence et en apiculture, l’organisation de spectacles, ils tentent de sortir les villageois d’un quotidien morose. De cette série de projets est né la création d’une “salle d’œuvre” ou maison de quartier. Faute de moyens, les travaux ont été arrêtés. Bonne nouvelle ! Ils vont pourvoir continuer cette construction.

Par ailleurs depuis août de cette année, un médecin s’est installé au dispensaire. Pas un autre à la ronde à moins de 50 kilomètres et pas un médecin aussi. Malheureusement, son état d’insalubrité rend inconcevable l’hospitalisation des malades. Les chauves-souris y prennent pieds et leur odeur imprègne tout le bâtiment. D’où la nécessaire réhabilitation de ce lieu de soin.

J.-F. N.


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