Les invités du FIFAI

Ils vont venir, ils seront tous là

2 octobre 2008

Nous vous présentons ici l’ensemble des invités attendus au Festival International du Film d’Afrique et des Îles. Pour trouver en un clic le détail de la programmation, faîtes un tour sur l’excellent site du festival : www.festivalfilmafriqueiles.fr

Omelga Mthiyane (Afrique du Sud - Durban)
Omelga Mthiyane est née à Kwamashu, un des townships (bidonville) de Durban, dans la province du Kwazulu Natal, en Afrique du Sud. Elle a travaillé pour plusieurs boîtes de production à dimension nationale telles que Gas Works ; Angel Films et Paradox Animations. Son film “Ikhaya” a été sélectionné lors de l’édition 2005 au Festival du Film de Durban au même titre que “Encounters” et “Sundace”.
Elle a également réalisé “A Different Pigment” pour la SABC1 et ”Encounters Black on White Series”. Elle est actuellement l’une des plus anciennes réalisatrices sur “Headwrap 3”, une série télévisée qui relate les rencontres improvisées entre artistes sud-africains venant de disciplines différentes, après avoir apporté sa contribution sur les premières séries produites par Plexus Films. Elle fait partie d’un jeune collectif de réalisateurs documentaristes basé entre le Cap et Durban qui veulent relayer les changements et mutations profondes de l’Afrique du Sud post-apartheid.

Leila Morouche (Algérie)
Jeune cinéaste franco-algérienne qui a une maîtrise en Cinéma de la Sorbonne ayant pour sujet Jean Rouch et Raymond Depardon : deux regards occidentaux sur l’Afrique. Elle co-réalise en 2001 “Impressions d’Afrique”, un documentaire sur le milieu artistique et culturel au Burkina Faso. Elle vient présenter “Algérie tours/détours” qu’elle a co-réalisé avec Oriane Brun-Moschetti, long-métrage documentaire qui dresse un portrait de l’état du cinéma dans son pays et par la même de l’Algérie d’aujourd’hui.

Hachimya Ahamada (Union des Comores)
Née en France en 1976, cette jeune réalisatrice découvre à l’âge de 21 ans le pays d’origine de ses parents : l’Archipel des Comores. Sortie diplômée de l’Iinsas en 2004 en Belgique, elle a choisi d’orienter son travail de mémoire sur le thème de l’exil et du déracinement, sujets qui la préoccupent et qui répondent à sa quête identitaire franco-comorienne. Ceci, tout en évitant de tomber dans un engouement exotique car les réalités sociales vécues par les Comoriens sont souvent pesantes. Son dernier court-métrage de fiction, premier film comorien en 35 mm, “La Résidence Ylang Ylang”, vient d’être sélectionné au Festival de Cannes 2008 à la Semaine de la Critique. Il s’agit de la première fiction comorienne à Cannes.

Riaan Hendricks (Afrique du Sud)
Riaan Hendricks est écrivain, producteur et réalisateur, né et vivant à Cape Town, en Afrique du Sud. Il fait partie d’une nouvelle génération de documentaristes qui veulent refléter les mutations profondes de la nouvelle Afrique du Sud.
C’est un cinéaste dont le style allie la poésie de l’intime comme écho au désordre social ambiant. Il dessine petit à petit une œuvre singulière qui se démarque dans le nouveau cinéma sud-africain. Il a réalisé “Lydia Williams”. A Fervent Simplicity” pour la SABC African Renaissance Series. Son documentaire “Fisherman’s Tale”, réalisé en 2003, et “Revolutionaires Love Live” (2007), dernier en date, ont tous deux été sélectionnés lors de précédentes éditions du Festival International du film de Durban.

Cheick Fantamady Camara (Guinée Conakry)
“Il va pleuvoir sur Conakry” est le premier long-métrage de Cheick Fantamady Camara qu’il vient présenter au Fifai. Il quitte la Guinée Conakry en 1980 pour le Burkina Faso, avec l’intention de faire des études cinématographiques. Par manque d’argent, il ne peut s’inscrire et apprendra le métier sur le tas pendant vingt ans. Suivent des stages à l’INA et à l’école de cinéma Louis Lumière à Paris où il tourne son premier court-métrage “Konorofili”. En 2004, il réalise son deuxième court-métrage “Be Kunko”.

Bakary Sanon (Burkina Faso)
Né il y a 36 ans au Burkina Faso, à Bobo-Dioulasso, il est considéré comme un des “recherchistes” du Festival. Il est un des espoirs du cinéma burkinabé, et journaliste de formation. Auteur de deux documentaires, il a bénéficié il y a un an d’une bourse “Africadoc” à Saint-Louis du Sénégal pour son projet de documentaire de 52 minutes sur sa ville natale. Il préside l’association Ecrans qui organise chaque année un festival de films documentaires et est en charge de la programmation documentaire dans le plus grand festival de films d’Afrique, le Fespaco de Ouagadougou. Il a créé les Journées du cinéma africain à Bobo-Dioulasso.

Konaté Kadiatou (Mali)
Née à Bamako, Konaté Kadiatou a suivi ses études à l’Université de Dakar. Après des débuts sur le tournage de “Yeelen” de Souleymane Cissé en 1985, elle réalise plusieurs films et notamment en 1993 un film d’animation très remarqué, “L’Enfant terrible”, co-produit avec l’atelier belge Graphoui. Plusieurs films documentaires ont suivi parmi lesquels “Femmes et Développement” (1995) et “Un mineur en milieu carcéral” (1997), l’Afrique filmée par des femmes... Elle a porté sur les fonds baptismaux l’Association des femmes de l’image du Mali avec des comédiennes comme Maïmouna Helène Diarra, Fatoumata Coulibaly...

Jack Shaka (Kenya)
Jeune poète et nouveau filmeur kenyan qui travaille sur les problématiques des réfugiés dans son pays ; il crée une compagnie de production kenyane, Moving Framez Africa, qui se veut spécialisée dans le documentaire d’investigation. Son dernier livre, “The refugee-Voiceless Voice”, vient de paraître et il est accompagné d’un reportage avec poème traitant de ce thème.

Camille Mauduech (France - Martinique)
Elle découvre la Martinique à l’âge de 12 ans, elle y passe son adolescence, jusqu’à son Baccalauréat. Elle poursuit ses études en Option Cinéma à l’Université de la Sorbonne et croise ainsi des professeurs de renom qui vont l’aider à confirmer ses choix. Après sept années passées à Paris, elle rentre en Martinique où elle monte une société de production. En 1994, elle se consacre à l’enseignement du cinéma expérimental et de la vidéo à l’Ecole des Beaux-Arts de Fort-de France. En 2001, à Paris, on lui propose de travailler sur un 26 minutes dans une série sur les grandes femmes du Mali, elle réalise “Fantani Touré, princesse de Bozola”, puis elle enchaîne les tournages et fait une carrière internationale en festivals.

Michael Rix (Afrique du Sud)
Mike Rix est un réalisateur, scénariste d’animation sud-africain. Né à Johannesburg, la passion de Mike pour le cinéma a commencé dès son plus jeune âge. Des films tels que “ET” l’Extra-terrestre ou encore “Retour vers le futur” l’ont poussé à étudier le cinéma après sa scolarité. C’est alors qu’il étudiait au Pretoria Technikon Film and Television School que son talent pour l’animation en pâte à modeler a été découvert. Depuis 1996, il a travaillé sur plusieurs productions pour la télévision sud-africaine et a également écrit et réalisé “Man in the Street”, programmé en 2003 au Festival de Cannes.


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Témoignages - 82e année


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