La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Devoir de mémoire pour les Engagés...
13 novembre 2006

Par devoir de mémoire, des descendants d’Engagés indiens ont eu, samedi matin, une pensée pour tous les Engagés venus de l’Inde, de la Chine, de Madagascar, de l’Afrique autour d’une stèle posée au Lazaret à la Grande Chaloupe, à La Possession. Cela sa passait au 19ème siècle. Dans les bateaux qui les mènent vers l’île de La Réunion, les hommes comme les femmes ont connu les pires humiliations. Tout au long de ce voyage, de nombreux morts ont été jetés à la mer. Au Lazaret, des milliers d’hommes et de femmes, venus dans l’espoir d’améliorer leur condition de vie dans l’île, ont été placés en quarantaine dans une infirmerie. Après une traversée cauchemardesque, la sélection pour une main d’œuvre servile et corvéable s’opérait.
Une main d’œuvre servile humiliée
Le Lazaret pour cette main d’œuvre marque la fin d’un long périple. Certains y trouvaient le repos éternel. Aujourd’hui, il ne reste que quelques tombes comme témoins de cette histoire réunionnaise et française, passée jusqu’à peu sous silence. Une partie de ce patrimoine a été réhabilitée récemment, mais il est nécessaire de continuer ce travail de sauvegarde pour les générations futures.
La hache de guerre est enterrée
Événement. En public, les représentants des associations tamoules ont décidé d’enterrer la hache de guerre. Les intervenants ont tour à tour exprimé cette promesse en présence du Président de la Fédération tamoule de La Réunion. Certains avaient les larmes aux yeux.
L’action fraternelle
La stèle où se sont recueillis ce week-end les enfants de descendants d’Engagés, a été érigée en toute illégalité. Mais ceci est de l’histoire ancienne ! Une seule façade de ce monument est habillée à ce jour d’une plaque en mémoire des Engagés venus de l’Inde. Il en reste 3 autres pour les Engagés en provenance de Chine, de Madagascar et d’Afrique, et pour tous les autres Engagés qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs. Que ce souhait devienne réalité !
L’engagé, un prisonnier lui aussi d’un espace clos : la plantation
Les esclaves comme les Engagés ont assuré la croissance économique de l’île. Ils ont fait le bonheur et la fortune des grands propriétaires des sucreries de la colonie. Après l’abolition de l’esclavage, les affranchis désertent les habitations et les plantations. Pour eux, retravailler pour les anciens maîtres est une chose impensable. Une absurdité ! La colonie pour pallier ce manque recrute ailleurs. L’Engagé n’est pas un homme libre en réalité. Il est le prisonnier d’un espace clos, la plantation, et son habitation est un camp. Il est à la merci de l’engagiste qui ne paie pas ou fait des retenues sur les salaires de misère. Il a signé un contrat pour 5 ou 10 ans.
Par tous temps, des hommes ont dû se battre, combattre, se sacrifier pour obtenir leur liberté. Ce n’est pas fini d’autant qu’il y a l’égalité et la fraternité à gagner pour tous.
J.-F. N.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture
Messages
9 février 2007, 16:52, par Dany BARET
Merci pour votre article, il n’est jamais inutile de remettre une couche.
En remontant la famille de mon mari, nous avons trouvé son AAGP un engagé chinois marié à une affranchie africaine. Déjà je trouvais ce couple courageux, avoir des enfants et les élever ça tient du miracle. J’ai une profonde tendresse pour ces ancêtres qui au fil de mes recherches généalogiques, me font découvrir un peu de leu vie. Et je ne cesse de chercher, j’aimerais tant en savoir plus. cordialement Dany BARET