Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
40ème anniversaire de l’élection de la municipalité démocratique au Port avec Paul Vergès
9 mars 2011

Dans son édition de samedi dernier, ’Témoignages’ a publié un bref compte-rendu de la célébration — la veille au Port — d’un événement qui a marqué l’Histoire de La Réunion : l’élection, le 21 mars 1971, de la liste d’union démocratique conduite par Paul Vergès lors des municipales dans la cité maritime. Comme promis, nous allons revenir dans les prochains jours sur cette célébration en publiant les interventions de la dizaine de témoins qui ont tiré divers enseignements de cet événement historique.
Nous avons commencé lundi par le témoignage d’Eugène Rousse sur cette journée, qu’il a qualifiée d’« inoubliable ». Voici aujourd’hui celui de Jean-Yves Langenier. Le maire et conseiller général du Port nous rappelle les grands changements lancés il y a 40 ans par les Portois dans leur ville et dans toute l’île grâce à leur mobilisation. Les intertitres sont de ’Témoignages’.
Le 21 mars 1971 représente un véritable tournant dans l’histoire de la commune du Port avec la victoire de l’équipe de Paul Vergès aux élections municipales. Ce tournant est marqué par des avancées considérables sur le plan des libertés et de la démocratie.
Effectivement, on assiste alors à la restauration progressive des règles et des pratiques démocratiques, à un assainissement général du climat lors des opérations électorales. Le respect des libertés et notamment de la liberté d’opinion s’inscrit désormais dans le quotidien des Portois.
Un développement urbain exemplaire
L’arrivée de Paul Vergès et de son équipe à la mairie du Port va, également, engager la cité maritime dans une démarche ambitieuse de développement urbain. L’un des premiers actes forts posés par la nouvelle municipalité démocratique est d’initier la réflexion sur l’aménagement afin de transformer la « plaine des Galets » aride et désertique en une ville verte où il fait bon vivre.
La commune du Port offre effectivement en 1971 un triste visage avec une insalubrité très importante (plus des deux-tiers des habitations sont des bidonvilles), une démographie en forte croissance, un manque d’eau chronique et une situation sanitaire déplorable (de nombreux enfants souffrent de parasitoses).
Une délibération historique
Dès le 2 décembre 1971, le Conseil municipal du Port adopte donc une délibération historique : le plan d’urbanisme directeur, véritable document de référence qui va, au fil des ans et des mandats, métamorphoser le paysage portois, changer la vie des Portois, en ouvrant des perspectives et des objectifs sur le long terme.
L’immense chantier qui consiste à « construire la ville » démarre selon les grands principes contenus dans ce plan d’urbanisme directeur qui affirme, pour la population portoise, le droit à la ville, à la nature et en particulier à la mer, à un logement décent, à la formation scolaire, professionnelle et culturelle, aux loisirs. Ces droits collectifs de toute la population, qui continuent aujourd’hui de nous guider, sont proclamés pour être la base permanente de toutes les préoccupations et de toutes les décisions du Conseil municipal.
La maîtrise du foncier
Aujourd’hui, quarante ans après, on peut mesurer et apprécier de quelle manière l’action politique et publique a traduit concrètement ces orientations. La politique volontariste en matière de maîtrise du foncier a été déterminante puisqu’elle a permis ensuite la construction de logements en favorisant la mixité sociale, la construction d’écoles, de stades, de gymnases, d’équipement culturels, etc… et ce, toujours avec le souci de la végétalisation et déjà du développement durable (recyclage, etc.).
Aujourd’hui, on peut affirmer que Le Port est la seule ville de La Réunion à avoir été « pensée », « imaginée », « rêvée », avant d’être réalisée. La démonstration est faite — si besoin était — que l’aménagement n’est donc pas le fruit du hasard mais bien le fruit d’une démarche réfléchie, souvent expérimentale, longue, avec parfois des erreurs mais avec toujours cette volonté indéfectible d’améliorer les conditions de vie de la population.
Le chemin de l’avenir
Le visage qu’offre de nos jours la ville du Port est le meilleur témoignage de la réussite de cette politique. De fait, les Portois aiment leur ville et en sont fiers.
Par ailleurs, les professionnels de l’urbanisme s’accordent à reconnaître la qualité du travail qui a été réalisé.
Cette action publique constante et soutenue depuis 1971 s’inscrit donc dans la durée et l’on peut aujourd’hui être légitimement fier de l’œuvre accomplie. Une œuvre que l’on peut qualifier de visionnaire et que l’on doit à Paul Vergès et à son équipe qui ont jeté les bases et œuvré pour réunir les conditions du développement de notre ville en passe de devenir l’une des plus belles, sinon la plus belle ville de La Réunion.
Ce 21 mars 1971, il y a quarante ans, la victoire politique de Paul Vergès a ouvert pour notre ville le chemin de l’avenir.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture