Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Ce soir au Port
27 octobre 2007

Après le Palaxa jeudi, Keren Ann a un deuxième rendez-vous avec le public réunionnais ce soir à 21 heures au Kabardock au Port.
Après quatre albums marquants dont “Not Going Anywhere” (2003) et “Nolita” (2004), Keren Ann a entamé une tournée pour promouvoir son dernier disque : "Keren Ann". Après un passage remarqué en mai dernier à l’Olympia à Paris, elle a décidé de mettre le cap sur l’Océan Indien pour deux concerts à La Réunion.
Mieux que personne, Keren Ann sait que l’inspiration brute n’est qu’une partie du processus de la création. Au-delà des accords et de la mesure, il existe d’autres dimensions : marier les mots et les notes de musique n’est que le début du processus. « Le vrai challenge pour moi aujourd’hui est tout ce qui a à voir avec le son et la production », insiste Keren Ann.
Enregistré sur 3 continents
Au départ, l’artiste née en Israël avait prévu de faire un plus long break avant d’enregistrer un nouvel album. Mais sa muse en a décidé autrement. La matière brute pour “Keren Ann” lui est venue rapidement, en deux phases d’écriture particulièrement prolifiques. Globe-trotteuse, elle a enregistré des titres en Islande, à Los Angeles, à Paris, New York et Israël.
Les arrangements et la production de “Keren Ann” regorgent de trouvailles subtiles inspirées, et c’est cet aspect de la création que son nouvel album met en exergue. “Lay Your Head Down”, par exemple, est propulsé par des claquements de mains, un harmonica et des cordes qui déboulent sous un riff de guitare en boucle et une voix à point.
Des chœurs éthérés flottent à travers les phrases de trompette et le piano presque transparent de “Liberty”, tandis que “It Ain’t No Crime”, avec ses guitares sales et sa batterie distordue qui tourbillonne, se veut plus direct. De même, “Harder Ships Of The World” ou “It’s All A Lie” révèlent de nouvelles facettes de l’évolution artistique de Keren Ann.
De nombreuses influences
Keren Ann a souhaité repartir de zéro en mettant un point d’honneur à mieux comprendre comment les sons étaient manipulés et se superposaient. A la tête d’un véritable arsenal de préamplis et compresseurs vintage, et également rompue aux technologies les plus modernes, elle a constaté que dans son home-studio, les possibilités étaient infinies.
Un endroit ou un moment peuvent aussi influencer la manière dont une composition évolue, et Keren Ann a tenu compte de ces facteurs. Alors que de certaines chansons émane la saveur urbaine de ses premières œuvres, d’autres (“Liberty”, “Lay Your Head Down”) s’ouvrent comme de grands horizons vierges. Le mélange de flûte, de guitare western spaghetti et de piano sur “Where No Endings End” témoigne d’une austérité presque médiévale. Certains titres sont confinés, d’autres ont un son rock énorme. Le matériel de départ a beau avoir été bricolé dans son home-studio, rien ne sonne “fait à la maison” dans “Keren Ann”.
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