À Artsenik jusqu’au 18 décembre

Koulér Maloya

8 décembre 2007

Peinture, photographies, vidéo exposition de Jimmy Cambona à Jimmy Cambona travaille sur la mémoire marronne, et l’esclavage, s’appropriant des décrets d’articles de lois sordides, le code noir, les annonces de vente d’esclaves, pour asseoir un propos : valorisons le patrimoine immatériel réunionnais. Le maloya est une constante de ce patrimoine, longtemps opprimé. L’artiste affirme l’ancestralité de cette musique, lui conférant toute la noblesse qui lui revient. Jimmy Cambona restitue, comme poète, une histoire d’opprimés ouvrant les portes de la liberté. Maloya est langage, langue créole, sensations intimes et collectives. Aux zarboutan nout kiltir, il rend un vibrant hommage. Est-ce Rwa Kaf, ou l’esprit de Gramoun Baba ? Les œuvres de Cambona peignent sur la partition du temps tous les tons de ce blues réunionnais, d’hier à aujourd’hui, les yeux fixés vers demain. Féru de maloya, chanteur et compositeur, donc fonnkézèr, il nous invite à un kabar pictural, mêlant la toile au goni, cousus, collés, déchirés, sur des fragments de texte, peut-être oubliés.

Artsenik, c’est à la Ravine des Sables à St Leu.


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Témoignages - 82e année


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