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“L’Adoption”, de Bruno Testa

5 janvier 2006

L’adoption, paru en septembre 2005 aux éditions Quidam, est le troisième roman du journaliste Bruno Testa. Les assidus de la presse réunionnaise connaissent au moins la gouaille de son “billet doux” dans un quotidien de l’île.
Après un roman policier, “Le Poisson Ange” (Michalon), et “Dépression tropicale” (Quidam), somme de portraits livrée pour solde de tout compte sur ses lointaines fréquentations de quelques personnages importants de la vie locale à la fin du 20ème siècle, “L’Adoption” se situe dans un tout autre registre. L’auteur y excelle dans le portrait d’un “anti-héro” contemporain, grand spécialiste de la fuite tangentielle, dont le confort de célibataire est bousculé par une rencontre qui va lui faire vivre des aventures dont il n’avait même pas idée.
Comme toute vraie aventure, cela commence par une rencontre - celle par où commence le récit : "Le Sacré Cœur ? C’est là que j’ai rencontré Marie-Ange, un samedi d’automne, échouée là pour échapper à des histoires anciennes, la famille, l’enfant mort-né. Elle travaillait dans un magazine féminin, s’ennuyait. Cela ne lui convenait pas d’oublier le temps avec des crèmes de beauté, elle qui préfère le social avec des rides. Je végétais quant à moi dans un bulletin d’une proche banlieue, méditant sur un amour défunt et la communication municipale. C’est Montmartre finalement qui nous a rapprochés. Il y a tellement de moulins, d’escaliers, de chansons égarées, de destins ébréchés, qu’on se sent en famille quand on est dans la peine."
L’aventure entraînera notre anti-héro jusqu’"au bout du monde, sous le plafond des dieux", à 2.500 mètres d’altitude dans la cordillère des Andes.
L’Adoption est dédiée "à Yuli, Whilter et... Darwin", c’est-à-dire à la famille humaine et toutes les familles trouveront, dans ce récit drôle et tendre, une ample matière à partage sur l’amour et la filiation des sapiens.

P. D.


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