Session maloya au Kabardock ce soir

L’amour pour la musique des ancêtres

7 juillet 2006

Quel est le point commun entre Kontoner, Lansiv, Simangavole et Zantac ? Ne cherchez pas midi à 14 heures, c’est le maloya.
Ces artistes symbolisent le renouveau de ce chant ancestral. Ils comptent le perpétuer dans les cœurs des Réunionnais. Comme l’ont fait Gramoun Baba et Gramoun Lélé et comme le font Danyèl Waro et Firmin Viry pour ne citer qu’eux. Le public a déjà eu le bonheur d’apprécier l’étendu de leurs talents. Il l’aura à nouveau ce soir à 21 heures, à l’occasion d’une Dock session Maloya - la troisième - sur les planches du Kabardock au Port. Avant-hier en fin de journée, au sein de cette salle d’ambiance, une revue des groupes a eu lieu. La soirée promet d’ores et déjà d’être remuante.
Le groupe Kontoner vient de La Rivière des Galets au Port. C’est parce des jeunes de ce coin se regroupaient non loin d’un conteneur pour jouer le maloya qu’ils leur ont donné ce nom. Ils tapaient sur des bacs en guise de “roulèr”, et des bouteilles remplies de graines servaient de “kayamb”.
Lansiv est né d’une rencontre entre Jean-Marie Baret, “fonkézèr”, et Didier Dobaria Mofy, percussionniste et manager du groupe Tout Kouler à Montpellier. Dans cette ville, ils participent à des scènes et promettent de poursuivre l’expérience, une fois retournés dans l’île. C’est chose faite depuis 2 ans.
Simangavole avant pour nom de scène Kafrine Do fé. Ces troubadours interprètent à leurs débuts le maloya “dann péi la fré” en Alsace, en Suisse et en Allemagne avant leur rentrée à La Réunion.
Zantac, de son côté, “a fleuri” en 2001 alors qu’il concourait à Maloya Koméla à Saint-Paul.
Voilà, tout est dit ou presque sur ces groupes. Comme vous l’avez très certainement compris, cet amour pour le maloya n’est pas près de s’éteindre.

Jean-Fabrice Nativel


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Témoignages - 82e année


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