Intervention de Prosper Ève

’L’esclave devenu libre n’est pas un paresseux’

11 mai 2006

L’historien et maître de conférence à l’Université de La Réunion, contacté hier après-midi, préparait avec minutie ses notes pour son intervention à l’Institut universitaire de technologie, à Saint-Pierre, en fin de journée. À l’occasion de la première Journée nationale de la Commémoration de l’abolition de l’esclavage, il a abordé - une sollicitation de La Poste et de la Ligue des droits de l’Homme - le thème de l’Abolition de l’esclavage dans le Sud de l’Île de La Réunion.
En préambule, l’historien a brossé les grandes étapes de l’abolition de l’esclavage dans le monde : aux États-Unis, en Grande-Bretagne, la première abolition en France puis sa remise en circulation par Napoléon Bonaparte. Pour le remercier de ce geste lourd de conséquences, les esclavagistes de La Réunion ont donné son nom à notre île.
Dans la région Sud de La Réunion, l’abolition de l’esclavage est redoutée par les petits créoles. Pour Prosper Ève, l’esclave devenu libre n’est pas un paresseux. Pour lui, on n’a pas préparé les conditions à son émancipation. En ce 10 mai, le chercheur a salué le combat mené par Victor Schœlcher pour rendre à ces milliers d’esclaves leur dignité, mais aussi les luttes menées par les esclaves à Saint-Domingue et à Haïti avec Toussaint Laventure, mais aussi les luttes menées par les esclaves à Saint-Domingue et à Haïti avec Toussaint Laventure.

J.-F. N.


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Témoignages - 82e année


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