La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
16 novembre 2006

Le 4 novembre 1946 naissait l’UNESCO. Soixante ans plus tard, l’Organisation s’efforce de poursuivre l’objectif ambitieux qu’elle s’est assignée : construire la paix dans l’esprit des hommes.
L’UNESCO est née le 16 novembre 1945 d’une méditation sur les causes de la « grande et terrible guerre qui venait de finir » et d’une volonté de remédier à ces causes en développant « la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ». En commémorant son soixantième anniversaire, l’UNESCO ne cherche pas tant à célébrer l’oeuvre accomplie, qu’à retrouver la puissance de l’inspiration qui a guidé ses fondateurs. Il s’agit de revivre, en vue de l’avenir, l’espérance qui fut la leur et la vision qu’ils formèrent.
60 semaines - 60 thèmes
Soixante thèmes ont été retenus pour rythmer les soixante semaines qui séparent le 5 septembre 2005 du 4 novembre 2006, anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention internationale constituant l’UNESCO. Cela a été l’occasion pour ses États membres et tous ses partenaires d’évoquer, semaine après semaine, 60 sujets au coeur de son action. Parmi ceux-ci, on peut citer : les sociétés du savoir, l’éducation, les sciences et technologies, le dialogue entre les civilisations, la gestion humaine après les conflits, vivre ensemble, la bioéthique, la lutte contre l’esclavage, les jeunes, les médias, la culture, le sport, l’éthique, l’environnement, le racisme, le patrimoine mondial, la femme, les mémoires du monde, la lutte contre la pauvreté, etc...
La célébration du soixantième anniversaire de l’UNESCO s’est accomplie en soixante semaines, à travers des centaines d’événements à travers le monde entier, les uns grandioses comme la cérémonie commémorative du 16 novembre 2005, les autres modestes mais d’une admirable sincérité, tous inspirés par souci d’exprimer de la manière la plus authentique un attachement ardent aux idéaux de l’Organisation.
À La Réunion
Paul Vergès, le Président de la Région Réunion, et le Directeur de la Chaire UNESCO de La Réunion “Relations et apprentissages culturels”, Sudel Fuma ont voulu marquer le 60ème anniversaire de l’UNESCO. Ils ont invité diverses personnalités internationales, dans le cadre de ces célébrations... Parmi lesquels les Professeurs Raoul Caruba, Directeur du réseau UNESCO méditerranéen et de la Chaire UNESCO “Ressource en eau, Développement Durable et Paix”, Yan Tanguy, Directeur de la Chaire UNESCO de l’Université de Nantes “Droit et Ethique”, Carmello Giuseppe Conticello, Directeur de la Chaire UNESCO “Itinéraires culturels et religieux”, Joseph Yacoub, Directeur de la Chaire UNESCO de Lyon “Mémoires des Cultures et Universalités”, et Ferdinand Mélin-Soucramanien Directeur de la Chaire UNESCO de Bordeaux IV “Droit de l’Homme, Culture de la Paix et Développement Durable”.
Pour cet événement particulier, qui se déroule à l’Hôtel de Région ce matin, le thème central de cette manifestation est une journée du dialogue interculturel et intercultuel pour une culture de paix.
Les artistes ont chacun traduit dans une œuvre graphique la mission de l’UNESCO, voici quelques affiches sur des opérations importantes de cet organisme.
• Penser et construire la paix
Le navigateur et peintre français Titouan Lamazou, Artiste de l’UNESCO pour la Paix, a créé et offert le dessin qui orne l’affiche marquant le 60e anniversaire de l’Organisation. Il a été dévoilé par le Directeur général au cours d’une exposition intitulée 60 affiches-60 ans. Ces affiches encadrées, équipées d’un éclairage nocturne, ont été installées le long des grilles du Siège de l’UNESCO, avenue de Suffren à Paris. Titouan Lamazou, auteur de portraits de femmes du monde entier, a peint 60 visages pour cette affiche.
• Journée
L’UNESCO a lancé la Journée internationale de la langue maternelle en 1999 pour attirer l’attention sur la disparition des langues. On estime en effet que sur les 6000 langues parlées aujourd’hui dans le monde, beaucoup auront disparu d’ici une vingtaine d’années, ce qui représenterait une perte irréparable pour l’humanité. Chaque année, les Etats membres célèbrent cet événement à travers la danse, la poésie, la chanson, le théâtre, le conte et d’autres activités culturelles dans le but d’encourager la diversité linguistique et l’éducation multilingue. Cette affiche est l’œuvre de la graphiste française Annick Coueffé.
• Éducation pour tous
Lors du Forum mondial sur l’éducation qui s’est tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000, la communauté internationale a confié à l’UNESCO la coordination du mouvement en faveur de l’éducation pour tous (EPT). Ce Forum a débouché sur l’adoption de six objectifs majeurs à atteindre dans le domaine de l’éducation, qui tous intègrent, explicitement ou implicitement, la notion de qualité. L’objectif numéro six en particulier engage les pays, avec le soutien de leurs partenaires de l’EPT, à améliorer tous les aspects de la qualité de l’éducation.
• 2005-2014 : décennie des Nations unies pour l’éducation en vue du développement durable
Depuis longtemps, l’Organisation s’intéresse aux questions liées au développement durable. Elle a ainsi largement contribué aux courants d’idées et aux actions qui ont suivi la Conférence de l’ONU sur l’environnement et le développement (Rio 1992). En décembre 2002, l’Assemblée générale des Nations Unies a lancé la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014) et désigné l’UNESCO comme organe responsable de la promotion de la Décennie.
• Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition
La traite négrière s’est poursuivie durant plus de 400 ans, de la fin du XVème au XIXème siècle. La Conférence générale de 1997 a adopté une résolution qui proclame le 23 août Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Des événements culturels et des débats ont été organisés l’année suivante, notamment en Haïti, où, dans la nuit du 22 au 23 août 1791, des esclaves de Bois-Caïman, dans le nord de Saint-Domingue, se sont révoltés. Cette révolte devait jouer un rôle décisif dans l’abolition de l’esclavage. L’affiche commémorative est l’œuvre de l’illustrateur Kin Wessel.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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