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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Culture
4 février 2013, par

En visite au Mali, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokovan, accompagnée du président français François Hollande et du président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a annoncé l’intention de son organisation à reconstruire le patrimoine malien.
L’objectif de la visite dernière le 2 février était de lancer le processus de reconstruction et de sauvegarde du patrimoine culturel du nord Mali, en particulier les mausolées de Tombouctou et les fabuleuses collections de manuscrits de la ville.
Redonner sa fierté au peuple malien
Dans un communiqué de presse publié le 2 février sur le site de l’UNESCO, Irina Bokovan a expliqué que « les trésors de Tombouctou sont une immense source de fierté au Mali ». « Restaurer cet important patrimoine culturel donnera au peuple malien la force et la confiance nécessaires pour reconstruire l’unité nationale et se tourner vers l’avenir », a-t-elle ajouté. Une mission d’experts sera envoyée afin de composer une équipe avec les autorités maliennes afin d’évaluer les dégâts causés à ce patrimoine et de préparer un plan d’action pour sa restauration.
En 1988, les trois grandes mosquées de Tombouctou, Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahi, ainsi que les 16 mausolées ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2004, le tombeau des Askia dans la ville de Gao intègre la liste de l’institution. Les moyens humains, financiers et d’expertise seront pleinement mobilisés pour assurer le lancement de la restauration de manière efficace et durable. De plus, les manuscrits de Tombouctou seront numérisés et une bibliothèque virtuelle sera créée. Ce sont deux aspects au cœur du projet de l’UNESCO.
Une destruction incompréhensible
En juillet 2012, les islamistes du groupe Ansar Eddine, qui contrôlaient le nord du Mali, ont détruit des mausolées de saints musulmans dans la mythique ville de Tombouctou. Ces derniers ont démoli l’entrée de la mosquée Sidi Yeyia, alors que ces deux sites ont été inscrits sur la liste de du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO.
Aidé de pioches, le groupe islamiste a réduit en poussière près de la moitié des mausolées de la ville. Après les mausolées de Sidi Mahmoud, Sidi Moctar et Alpha Moya, les islamistes d’Ansar Eddine se sont attaqués à l’aide de houes et de burin à quatre autres bâtiments dont le mausolée de Cheikh-el-Kébir. Ansar Eddine avait promis de réduire à néant les 16 mausolées de la ville, datant de plusieurs siècles. Le groupe d’Ansar Eddine a détruit le patrimoine pour protester « au nom de Dieu » contre la décision de l’UNESCO de placer la ville de Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril en raison de la présence de ces islamistes armés dans la région. Tombouctou, fondée entre le XI et XIIe siècle par des tribus touareg et surnommée « la cité des 333 saints », fait partie du Patrimoine mondial depuis 1988.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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