Le Port salsa mèm mèm

L’universalité des mondes créoles

27 novembre 2006

Les fêtes du Port ce week-end, c’étaient aussi le relais pédestre des enfants des écoles, la Nuit du sport et, à la Rivière des Galets, “quartier docker”, les spectacles de rue “Les petites rouges” donnés par la Compagnie de Pascal Montrouge.
La part prise par les femmes dans l’histoire de la ville était représentée par les voix de Nathalie Natiembé, Salem Tradition, des petites-filles et petits-fils de Maxime Laope et des chaudes voix de Fami Mélody, la famille Adois de la Rivière des Galets, dont les messages de paix s’élèvent des quartiers du Port depuis les années 80.
Le temps fort du week-end, samedi soir, a été le concert donné par Dédé Fourez et son “Orquesta”, après les dernières gerbes étoilées d’un feu d’artifice éclaboussant de couleur les bassins du vieux port.
Dédé Fourez est un enfant du Port, revenu avec une formation musicale de haute volée : des musiciens aguerris venus de Cuba, du Venezuela, du Pérou, de la Caraïbe. Le génie propre de ce diable de musicien passé par toutes les galères de l’exil est d’avoir compris l’universalité et la complémentarité des langages créoles entre eux. Dédé Fourez chante en créole réunionnais sur les rythmes du monde créole sud-américain et “Le Port salsa mèm mèm” fait surgir à l’autre bout du monde les personnages de nos sagas de quartiers. Du grand art, auquel Dédé Fourez avait invité Teddy Baptiste, guitariste de renommée internationale et Augustin Tirano, écrivain. Deux autres enfants de la ville en fête.


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Témoignages - 82e année


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