Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Sondages archéologiques marins
12 mai 2007

Du 7 au 12 mai, les bénévoles de la Confrérie des Gens de la Mer ont procédé à des sondages sur le littoral saint-paulois, à l’Etang. Leur recherche a eu « des résultats inespérés », explique Olivier Fontaine, historien de l’association.
En cette période de vacances scolaires, la Confrérie des Gens de la Mer - que préside Eric Venner de Bernardy de Sigoyer - a réuni une dizaine de bénévoles qui, sur 6 jours, de 8h du matin à 5h du soir, ont procédé à des sondages sur les indications livrées par les cartes et plans d’archives qu’Olivier Fontaine, historien, est allé consulter.
« Le patrimoine maritime existe aussi sur terre, sur les rivages, où étaient édifiés les entrepôts marins, les pontons, les infrastructures. En 2005, nous avons fait des sondages sur une autre batterie de Saint-Paul, une batterie du début du 19ème siècle », commence Olivier Fontaine. En effet, la Confrérie des Gens de la Mer est surtout connue pour ses prospections et ses fouilles sub-aquatiques près des rivages de La Réunion, dont elle vise à révéler, protéger et faire connaître le patrimoine maritime.
Olivier Fontaine, doctorant d’Histoire, étudie les batteries militaires qui assuraient autrefois la défense de l’île. C’est ce qui l’a guidé vers l’emplacement supposé d’une batterie du 18ème siècle d’un très grand intérêt historique puisque c’est celle que les Anglais ont pris à rebours pour attaquer notre île, le 21 septembre 1809. « Il reste peu d’éléments de ce qui constituait autrefois la défense de l’île. Nous avons recensé 5 sites, sur lesquels il y a quelque chance de trouver des vestiges, alors que ces batteries étaient omniprésentes autrefois. C’étaient de grosses fortifications - environ une trentaine - pouvant atteindre 100 mètres sur 30. Ces fortifications protégeaient les canons et les artilleurs ». Le site exploré cette semaine est face à l’embouchure de l’Étang Saint-Paul. La batterie qui s’y trouvait a été attaquée par les Anglais et c’est elle qui a donné l’alerte. La bataille a fait une centaine de morts, rappelle Olivier Fontaine qui signale aussi que lorsque les Anglais sont partis, ils ont dynamité le système défensif de l’île. Six soldats anglais sont morts dans cette action de sabotage. C’est peut-être aussi ce qui explique que contrairement à d’autres batteries, celle-ci n’a jamais été restaurée, tandis que d’autres l’ont été au cours du 19ème siècle, ou plus tard. La nature a donc repris ses droits et le sable a progressivement recouvert les vestiges. Aujourd’hui, l’ancienne batterie a l’apparence d’une dune de sable couverte de végétation. Située dans une zone ONF, elle a été préservée des appétits immobiliers et la zone est peu urbanisée.
« Cette batterie date du premier système de défense de la Compagnie des Indes. Elle a pratiquement 250 ans puisqu’on estime qu’elle a pu être construite entre 1744 et 1756, entre la Guerre de Succession d’Autriche et la Guerre de Sept ans. Lorsque La Réunion est restituée à la Couronne par la Compagnie des Indes, il y avait 14 batteries à Saint-Paul, 13 à Saint-Denis. Les autres se sont échelonnées dans le temps », poursuit l’historien.
La commune de Saint-Paul est aujourd’hui celle qui présente le plus grand intérêt pour les historiens du patrimoine maritime.
L’association des Gens de la Mer est habilitée à prospecter - phase d’observations et de relevés photographiques -, à faire des sondages qui permettent de cerner l’étendue d’un site et de déterminer les vestiges visibles et, le cas échéant, à mener des fouilles.
« On recherche des murs, on analyse les éléments matériels, les formes et l’occupation de l’espace. Cela permet aussi d’établir d’éventuelles différences entre les plans tracés et la construction réalisée. Contrairement aux fouilles, les sondages ne sont pas destructeurs. Et comme cette batterie va rester là, que rien ne la menace de façon immédiate, la fouille ne s’impose pas. S’il devait y en avoir une, il faudrait alors un véritable projet de mise en valeur du site », continue Olivier Fontaine.
En 2005, l’association avait recueilli des informations sur la partie la plus avancée de la batterie, là où se trouvaient les canons. « Comme la batterie de l’Etang a été dynamitée, nous avons eu plus d’information sur la partie arrière, ce qui permet de comparer deux techniques de fabrication, entre le premier et le deuxième système de défense », explique l’historien. Les batteries saint-pauloises du deuxième système de défense (19ème siècle) sont la batterie de la Caverne, la batterie de pierre (proche de la Mairie de Saint-Paul) et celle du “parcours de santé” sondée en 2005.
Le travail de recherche en Archives a permis à Olivier Fontaine de déterminer les points de sondages. Arrivés avec des reproductions des cartes et plans du 18ème siècle, les sondeurs de la Confrérie ont effectivement trouvé la batterie. « Sur la base des plans, nous avons cherché l’angle Sud-Est de la partie arrière, pour déterminer la forme générale de la batterie. Le travail a été plus difficile que pour la batterie du 19ème siècle, mais les résultats sont inespérés : nous avons trouvé les fondations, la plateforme de terre battue, des éléments épars du parapet, des murs d’enceinte et l’emplacement de l’entrée », résume Olivier Fontaine.
Tous ces éléments seront présentés de façon exhaustive et détaillée dans le rapport archéologique que l’association va remettre à la DRAC.
A terme, la Confrérie des Gens de la Mer a pour objectif d’effectuer un sondage par an sur chacune des batteries encore existantes.
P. David
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture
Messages
1er février 2010, 00:54
Question aux gens de la mer sans lien avec l’article :
comment s’appelait le navire échoué face à St Pierre et dont il reste des traces dans le lagon ?
Merci