Somin la mer

La di é la bien di, la fé é lé bien fé

16 septembre 2008

Vendredi, samedi et dimanche la compagnie Sakidi a joué au Théâtre du Grand Marché les premières représentations de "Somin la mèr". Un bon moment, une histoire construite comme une aventure voltairienne, conçue pour être joué dans et hors les murs.

Sortir de notre univers nous amène à découvrir d’autres mondes. Cette maxime est appliquée par la compagnie Sakidi tant au niveau des techniques théâtrales, des registres et d’autant plus à l’intérieur de l’histoire de "Somin la mer".
"Somin la mer" n’est pas passé inaperçu, et le public est venu nombreux pour découvrir cette pièce toute nouvelle, sortie de la compagnie réunionnaise. « C’est réussi », tel a été le commentaire spontané d’un spectateur inconnu, vendredi soir, au moment où la salle se vidait.

« C’est réussi »

Nous n’avons encore rien dit de la pièce et pourtant deux remarques s’imposent d’emblée : les spectateurs sont venus nombreux, ce qui veut dire que le théâtre en langue créole est attendu, demandé, qu’il intéresse, qu’il plait, qu’il attire, qu’on en demande, qu’on l’attend... et les spectateurs ont aimé : sans aucun doute les applaudissements et les rappels venaient saluer et adouber une fois de plus sak lavé di, et bien dit.

Théâtre créole moderne

Nous en avons déjà dit beaucoup dans notre précédent article. Rappelons que pour l’auteur "Somin la mer" a vu le jour dans le but d’explorer le théâtre créole réunionnais avec un fond une thématique et une forme moderne pouvant toucher un grand public même non créolophone. « Ma vision de la société réunionnaise étant ma source d’inspiration, je trouvai alors une façon de la dépeindre en mêlant tour à tour fantastique, féerie et quotidien. »
Comme annoncé rien ne manque à cette proposition théâtrale qui explore tous les registres de la langue créole, explore différents jeux théâtraux et qui permet aux comédiens et aux comédiennes de voyager dans différents états d’âme.

Francky Lauret 


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