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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
22 décembre 2006

Hier en fin d’après-midi, dans des enceintes d’ordinaire consacrées au débat politique, avait lieu une conférence passionnante sur “La fidélité à l’Afrique et la question de l’universel dans la philosophie africaine”. Le Professeur Aloyse-Raymond N’Diaye, Vice-recteur honoraire de l’Agence Universitaire de la Francophonie, présentait le fruit de ses réflexions sur la place de l’Afrique dans le monde, et sur le créole vecteur d’unicité et des diversités...
Après ses études universitaires à l’Université de Dakar, Aloyse-Raymond N’Diaye a fait un Doctorat de 3ème cycle sur Malebranche (1972 - Paris IV Sorbonne) puis une Thèse de doctorat ès lettres sur Antoine Arnauld (1983 - Université de Rennes I). Il a été doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Dakar et il est actuellement Vice-recteur à la régionalisation à l’Agence Universitaire de la Francophonie (Montréal). Spécialiste du XVIIe siècle, il a publié “La philosophie d’Antoine Arnauld” (Paris, 1991), des études et des articles dans le domaine de l’histoire de la philosophie, des questions religieuses et de la pensée africaine. Membre du Conseil d’administration de la Fondation Léopold Sédar Senghor, il prépare un ouvrage sur cette éminente personnalité.
Aujourd’hui, M. Ndiaye est Chargé de mission auprès du recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour mettre en place l’Institut Supérieur des Arts et de la Culture, il est également Vice-recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie et Coordonnateur du réseau de chercheurs “Diversité des expressions culturelles et artistiques et Mondialisation” de l’Agence universitaire de la Francophonie. Enfin, il vient d’être élu, il y a quelques semaines, Président du Comité National de l’Ordre de Malte, au Sénégal.
La place de l’Afrique dans l’imaginaire africain
Le problème est de savoir quelle est la place de l’Afrique dans les œuvres littéraires et philosophiques des auteurs africains et comment peut se concilier leur fidélité ou infidélité à l’Afrique avec l’exigence d’universalité. L’Afrique, c’est aussi l’Afrique de la diaspora et des Îles. Elle est donc plurielle. La fidélité à l’Afrique, c’est d’abord le refus de l’oubli de l’Histoire, celle de la traite, de l’esclavage, de la colonisation et des luttes pour la liberté, l’égalité, la dignité. Cette histoire, qui a fait l’objet de nombreux travaux scientifiques, est unique par sa durée dans le temps et par le déploiement de violences sans précédent qui l’ont accompagnée. Ce fut le thème commun aux écrivains des années 1930 et des Indépendances, qu’ils viennent d’Afrique, des Antilles, de la Guadeloupe, des Mascareignes, dont la plupart ont appartenu au courant de la Négritude lancée par Senghor, Césaire, Damas, Rabémananjara et les autres, pour dire « non à l’ombre », voie ouverte à la résistance, au courage et à la liberté. Leurs œuvres littéraires, la poésie en particulier, de même que la philosophie africaine, définie comme vision du monde, mais que d’aucuns ont qualifiée d’ethnophilosophie, portent la marque de la Négritude, à la fois incitation au retour au pays natal, à la revendication de l’appartenance à une histoire, à une culture et ouverture à l’autre, à l’universel.
Le devoir de mémoire : un impératif
Si l’épreuve est commune et le devoir de mémoire un impératif commun reconnu, comment concilier cette fidélité à l’Afrique, donc à soi, et l’ouverture à l’universel ? En d’autres termes, quelles sont les conditions de possibilité d’une civilisation de l’universel ? Senghor parlant au nom de tous estime qu’une telle civilisation, celle de demain, ne peut exister « si l’on ne rend, auparavant, leur parole à tous les hommes de tous les continents, de toutes les races, de toutes les civilisations ». Il s’agit de la parole poïétique. Parole féconde, créatrice, consubstantielle au moi profond. Dès lors, que penser de ceux qui disent, faisant l’éloge de la créolité : « Le créole, notre langue première à nous Antillais, Guyanais, Mascarins est le véhicule originel de notre moi profond, de notre inconscient collectif, de notre génie populaire, cette langue demeure la rivière de notre créolité alluviale » ? Y a-t-il infidélité à l’Afrique ? Parce qu’elle est toutes les langues du monde, elle garde ses liens avec l’Afrique.
Reste la question de l’universel. Y a-t-il sur ce point divergence, opposition entre les militants de la Négritude et ceux de la Créolité ? Ne sont-elles pas les deux ruisseaux d’un même fleuve : le respect de la diversité ?
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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Messages
31 mars 2007, 14:44, par phil
mon souçi est de savoir réelement quel rôle jouera l’Afrique dans ce concept de mondialisation qui se fait de plus en plus pressant et quel moyens cet Afrique a t’elle pour pouvoir s’imposer sur la scene mondiale