La Kour

7 mars 2008

Performance pour une danseuse, un fonkézèr et deux musiciens.
Le vendredi 7 mars à 20h à la Salle Guy Alphonsine de Saint-André.

Nadjani Bulin... Créatrice, chorégraphe et danseuse solo de La Kour, performe sur scène avec Mickaël Fontaine (auteur, comédien, fonkézer) et deux musiciens (percussionnistes), Mickaël Talpot et Stéphane Gaze. En fond de scène est projetée sur grand écran une vidéo de l’artiste plasticien Nikunja.

« À travers la danse, je voyage dans la mémoire de ma kour, dans ma mémoire de la kour, celle de la ville du Port, lieu de ma naissance, le Port de la Route Déserte, de la Zup, de l’Aquarium et de bien d’autres lieux encore ».
La kour qui, chez nous (La Réunion), désigne à la fois le jardin de la maison et le quartier d’où l’on vient... La Kour était le monde, le tout, le rien. Un lieu de vie, de ma vie réunionnaise où mères, sœurs, taties, voisines, enfants, femmes la plupart du temps, faisaient vivre, dans un bavardage débridé, toutes sortes d’histoires, du passé, du présent, de famille de... la kour. Ma danse perpétue et transmet la mémoire de ma kour. Je la vis, je l’incarne dans mon corps comme le lieu d’unité sociale et familiale, comme un espace d’accueil de l’étranger et de l’inconnue.
Mon travail sur scène est de l’ordre du silence, du souvenir... et de l’amnésie.
Le corps parle, répond, interroge et dialogue avec le public qui regarde et influence ce qui se passe... ou va se passer.

Je ne donne pas seulement à regarder. J’ouvre un espace où l’autre est responsable de ce qu’il veut regarder, responsable de l’espace qu’il veut bien ouvrir en lui, une responsabilité déjà inscrite dans son acte de présence.
Les corps parlent de la pièce en dialoguant avec l’espace scénique et la musique et les percussions ponctuent cette aventure chorégraphique. Aventure, car à tout moment, le prévu est anéanti par la nécessité instinctive d’un mouvement, d’un instant chorégraphique, manifestation du ici et maintenant.
Ma danse n’est pas une représentation figurative, mais doit être considérée comme un rituel, une invocation à l’esprit de la kour, autour de laquelle la communauté, ici le public, se rassemble et se nourrit spirituellement. Pour cela, je me concentre sur les émotions et la conscience ressentie, inhérente à chaque lieu de performance.

La Kour a déjà été dansée :
En tournée en Suisse en 1997 (Berne - Bâle - Zurich - Genève - Vecchio)
En Allemagne en 1998 (Cologne)
Aux Pays-Bas en 2004 (Amsterdam)
À l’île de La Réunion en 2005, 2006 et 2007 (Saint Denis - Le Port)


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