Archéologie

La MCUR propose la création d’un Conseil scientifique

6 mars 2007

Après la destruction de la shapèl Dambièr et les découvertes faites au cimetière marin de Saint-Paul, la sauvegarde du patrimoine réunionnais n’a pas fini de mobiliser les esprits.

Le Groupe de Recherches sur l’Archéologie et l’Histoire de la Terre Réunionnaise (G.R.A.H.T.E.R), par la voix de son Président, Marc Kichenapanaïdou, a demandé au Préfet que les ossements mis au jour dans les soubassements du cimetière marin soient déclarés « site archéologique » et qu’en tant que tel, ils soient mis à l’abri de tout éventuel pillage. C’est l’un des objets d’un courrier en date du 4 mars, que le G.R.A.H.T.E.R a adressé au Préfet de Région, Pierre-Henry Maccioni, pour lui proposer également de demander au Ministère de la Culture « de missionner l’Institut National pour la Recherche de l’Archéologie Préventive (INRAP) pour faire des fouilles sur ce site en associant nos archéologues réunionnais et le G.R.A.H.T.E.R », écrit Marc Kichenapanaïdou.
D’autre part, dans les échanges soutenus qu’entretiennent les défenseurs du patrimoine réunionnais, autour des questions soulevées ces dernières semaines, l’idée de constituer un Conseil scientifique, qui se chargerait notamment de réunir tous les inventaires réalisés à ce jour, a été avancée par les chargés de mission pour la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise (M.C.U.R).
Présents lors de la rencontre qui a eu lieu samedi à la Préfecture entre les défenseurs du patrimoine réunionnais et Jean Ballandras, Françoise Vergès et Carpanin Marimoutou ont appuyé la proposition d’une mission de l’INRAP. Ils ont également plaidé pour que le Conseil scientifique à naître fasse « des propositions de critères de classement pour une protection des lieux patrimoniaux ». Il serait temps, en effet, d’en finir avec ces jugements dépréciatifs portés sur le patrimoine réunionnais par des gens dont l’horizon esthétique est tout entier occupé par les églises romanes... qu’ils ont, par ailleurs, assez peu de chance de trouver sous nos latitudes.
L’établissement de critères adaptés est une des premières choses à faire. La MCUR propose également que l’expertise effectuée par des archéologues et anthropologues débouche sur la réalisation d’un document-inventaire dont les conclusions seraient partagées par tous. L’idée d’une Convention passée entre les collectivités - notamment la Région et la MCUR - l’Etat (DRAC) et l’INRAP fait également son chemin. Pour les chargés de mission à la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise, 2007 doit être « une année charnière sur la question du patrimoine à La Réunion, pour en finir avec les hésitations, les décisions prises en urgence ou non prises », estiment Françoise Vergès et Carpanin Marimoutou.

P. David


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Messages

  • Hélas, l’envie d’inventer l’eau chaude se constate une fois de plus, après cette douche froide que constitue l’acte d’un propriétaire terrien de l’Est.

    Les chargés de mission de la MCUR font une proposition qui revient à solliciter des autorités en charge de la protection du Patrimoine Réunionnais, des résultats !

    Il y a eu quelques temps de cela, la destruction de boxes et autres vestiges d’un domaine du côté de Grand Bois Grand Anse, il y a la destruction de sites industriels historiques pour des motifs de spéculation immobilière, il y a le laisser aller d’autres de ces sites (grand bois encore, pierrefonds, ...) qui ne sont pas valorisés.

    Si des fonds publics avait été employé en temps et en heure à la sauvegarde, réhabilitation et signalisation de ces sites historiques, peut être Barau n’aurait il pas eu cet acte.

    Quel échec pour le système éducatif républicain que de n’avoir pas permis à certain, d’avoir comme valeurs celles de la fraternité et de la solidarité.

    Le poète disait : "j’irais cracher sur vos tombes"... sans doute cela arrivera t il encore dans bien des années, pour ceux qui mépriseront l’Histoire et les Hommes de la Réunion.


Témoignages - 82e année


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