Hommage à l’apôtre de la non-violence

La petite fille du Mahatma Gandhi à La Réunion

5 octobre 2006

Depuis 2004, l’association Obli Pa Nout Tradisyon Tamoul célèbre la mémoire du Mahatma Gandhi, ce ’petit monsieur par la taille, mais très grand par l’esprit’. Cette année, à l’occasion du 137ème anniversaire de sa naissance, Éla Gandhi, sa petite fille, sera présente pour une cérémonie, des débats et une fête qui se dérouleront les vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 octobre 2006 entre le Musée de Villèle et la Chapelle la Misère.

Personne n’a oublié le message de l’homme drapé de blanc, qui prêchait la lutte non violente contre l’occupant anglais dans l’Inde des années 50. L’association Obli Pa Nout Tradisyon Tamoul souhaite perpétrer cet esprit de tolérance en célébrant, aussi souvent que possible, la mémoire du Mahatma Gandhi. Cette année, sa petite fille, Éla Gandhi, sera présente lors de la cérémonie qui aura lieu demain 6 octobre à la Chapelle la Misère à Saint-Gilles les Hauts. Elle donnera au même endroit une conférence le samedi 7 octobre et un débat aura lieu le dimanche à 9h30 au Musée de Villèle qui accueillera une animation musicale à partir de 16h30.
Éla Gandhi est née et a grandi dans le Kwazulu Natal, zone reculée d’Afrique du Sud où Indiens, blancs et Africains cohabitaient dans la pauvreté et sous le régime de l’Apartheid. Elle prit conscience de l’oppression raciale dès son plus jeune âge et abandonna des études de droit pour ne pas être obligée d’étudier l’Afrikaner, langue de l’oppresseur discriminant. Dès l’âge de 12 ans, elle suivit son père dans des marches de protestation contre l’interdiction d’accès aux non Blancs d’une bibliothèque.
Elle manifesta aussi aux côtés de ses frères et sœurs, n’hésitant pas à se rendre dans le quartier des Africains où les Indiens n’avaient pas le droit d’entrer. À l’université, elle prit part aux manifestations contre les remises de diplômes pour dénoncer le caractère raciste de l’institution excluant les étudiants de couleur.
Ses actions la firent connaître du pouvoir raciste, et durant les années 60/70, elle fut arrêtée de nombreuses fois. Pour tenter de restreindre son activisme, pendant 8 ans, le gouvernement d’apartheid lui a interdit de sortir de chez elle pendant les week-ends et les vacances.
Elle travailla donc dans la clandestinité pour "apporter la connaissance au peuple" rêvant de démocratie pour l’Afrique du Sud. Une grande dame qui incarne la tradition de lutte pacifique du Mahatma Gandhi.
Un modèle comme le fut son grand-père.


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Messages

  • sltje suis armel marius yapo homme très amoureux des pratique indien pour la sagesse la maîtrise de soit le pardon l’amour du prochain qu’elle apporte en soit.je souhaiterai en apprendre plus mais la possiblité ne s’offre en moi ; je soutien les actions de notre mère Mahatma pour le salut qu’elle porte à son grand père et pour tout le monde entier car pour nous tous ces actes posés par le geant gandhi doit être un exemple une vision le suivre la pretiqué nous fera du bien ; maeci à tous


Témoignages - 82e année


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