La Pointe au Sel abrite désormais un musée du sel

12 mai 2007

La Pointe au Sel, anciennement appelée la Pointe de Bretagne, est issue de la dernière éruption du Piton des Roches Tendres situé plus en amont et qui forme avec ce site une entité paysagère remarquable. Depuis le 16 janvier dernier, ce site de la ville de Saint-Leu abrite le Musée du sel. Dans un cadre d’une grande beauté, ce musée accueille petits et grands à découvrir l’histoire du site et les secrets de fabrication du sel.

(Photo SP)

Propriété du Conservatoire du Littoral depuis 1988, le site de la Pointe au Sel est géré par le Département depuis 2003. La collectivité a confié les salines à l’Office du Tourisme de Saint-Leu, qui recrute les sauniers et commercialise le sel. D’autre part, le Muséum d’Histoire Naturelle est gestionnaire du Musée du sel, récemment réhabilité par le Conservatoire du Littoral. Le Musée du sel a ouvert ses portes le 16 janvier 2007. Dans un ancien magasin de 47 mètres de long, qui servait autrefois de lieu de stockage, cet écomusée propose une muséographie pédagogique autour de la découverte du sel de sa production à sa consommation en passant par sa composition et ses propriétés.
Jeux interactifs, projection de petits films vidéo explicatifs, panneaux d’informations, le sel n’aura plus de secret pour vous. Comment se forme le sel ? Comment exploite-t-on une saline ? Pourquoi la mer est-elle salée ? Les 2 animateurs du centre pourront répondre à toutes vos questions au cours de la visite guidée.

Un plan d’aménagement est en cours

Néanmoins, il faut savoir que le musée n’est pas officiellement ouvert. En effet, d’une part, l’inauguration des lieux n’a pas pu avoir lieu, période électorale oblige. D’autre part, un projet d’aménagement global du site est en cours : la construction d’un hangar de stockage du sel afin de protéger le sel des épisodes pluvieux violents qui peuvent avoir lieu de décembre à mars, la construction d’un bâtiment administratif lié au musée et à l’activité des salines, la création d’un sentier d’interprétation dédié à l’influence du gradient salin sur la végétation, la construction d’une pergola afin de se protéger du soleil une fois arrivé en haut des salines. De plus, une aire de stationnement sera réalisée afin de limiter la circulation des véhicules sur le site. Tous ces travaux devront commencer cette année, l’inauguration et l’ouverte officielle du site auront donc lieu après la fin de ces travaux. En attendant, l’accès au musée est gratuit. En cette période de vacances, il serait alors dommage de ne pas en profiter malgré les quelques petits désagréments liés aux travaux sur la Route nationale 1 à hauteur de la Pointe au Sel. Notez que dans le sens Saint-Pierre - Saint-Leu, il vous est impossible d’accéder à la sortie vers la Pointe au Sel, il vous faut obligatoirement faire un demi-tour.

Sophie Périabe


Un avant-goût de ce qui vous attend au Musée du sel

L’histoire de cette pente de basalte qui descend doucement jusqu’à la mer est attachée au sel depuis au moins 1704. Cette année-là, le sieur Feuilley raconte comment les habitants obtiennent les précieux cristaux blancs en déposant de l’eau de mer dans des grandes feuilles de palmiers. A la fin du 19ème siècle, Jean Dussac, alors propriétaire de l’usine de Stella Matutina, décide la construction d’infrastructures permettant la production de sel. La denrée était alors d’une importance vitale pour l’île car c’était le seul moyen de conserver les aliments périssables. En 1942, les salines que l’on peut voir actuellement sont construites, et dès 1944, elles produisent 120 tonnes de sel par an.
Mais après la guerre, la reprise des importations en provenance de Diego Suarez (Madagascar) condamne peu à peu le site, qui finit par fermer ses portes. En 1961, les salines sont remises en état et reprennent leur activité jusqu’en 1972 où la concurrence du sel importé leur porte, à nouveau, un coup fatal...
Vous découvrirez la suite en visitant le Musée du sel à la Pointe au Sel, à Saint-Leu.


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