2ème tournoi de France de Moringue au Port cet après-midi

’La rasine lé ankor la, nout lidantité lé ankor la’

16 avril 2005

Les organisateurs du second tournoi de moringue de France vous attendent nombreuses et nombreux au Complexe sportif municipal du Port cet après-midi. Les “coqs péi” sont en pleine forme et les “coqs” de Marseille, de Dijon, de Toulouse... le sont aussi. Le début des ’hostilités’ est prévu à 16 heures 30.

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L’Association de Moringue du Port, avec le concours du Comité régional de Moringue, du Conseil régional, du Conseil général, du Contrat Ville du Port et de Renault 2000, accueille aujourd’hui à partir de 16 heures au Complexe sportif municipal du Port (Gymnase COTUR) le deuxième Tournoi de France de Moringue. Le premier a eu lieu en octobre 2004 à Marseille et trois mois de préparation ont été suffisants pour que celui de La Réunion voit le jour.
"La délégation réunionnaise se compose de trente “moringueurs”. Quinze d’entre eux affronteront quinze “moringueurs” métropolitains dans les catégories minimes, cadets, espoirs et seniors. Et quinze autres Réunionnais prendront part à un challenge", explique Willy Hagen, moniteur à l’Association de Moringue du Port. Il pratique ce sport de combat depuis neuf ans. Champion de La Réunion à deux reprises, il a été également couronné Coq d’Or au ???. Par le biais de cette discipline, il a visité Metz, Paris, le Bénin et le Mozambique.

Une forme d’expression culturelle et identitaire

Cet après-midi, la ville du Port sera représentée par Kelly Querol, David Ragon et Willy Hagen pour le tournoi et de Karine Miniag, de Helena Robert et de Serge Anasalom pour le challenge. En 2002, deux métropolitains ont passé leur diplôme de moniteur de moringue à La Réunion. Ils l’ont enseigné notamment à des Marseillais, des Toulousains et des Dijonnais. "Cette activité permet à une personne d’avoir confiance en elle, de s’affirmer, de se respecter, de se maîtriser", continue Willy Hagen.
"La rasine lé ankor la, nout lidantité lé ankor la, lé dan nout san", poursuit Willy Hagen. La pratique de cette lutte, qui est également une forme d’expression culturelle et identitaire, permet aux “ramasèr de moring” (1) de perpétuer cette tradition aux quatre coins de l’île auprès des jeunes et des moins jeunes. Il permet aussi aux personnes d’origines diverses de se rencontrer. Pour ce second tournoi, les “coqs péi” et les “coqs déor” comptent sur le public pour les encourager et les amener à se surpasser.

Jean-Fabrice Nativel

(1) Ramasèr (de) moring : lutteur, joueur de moringue, “Petit dictionnaire créole réunionnais/français”, Daniel Baggioni, p. 267.


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