La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Inauguration du Centre Maxime Laope
21 décembre 2005

Le Conservatoire national de Région a été baptisé hier Centre Maxime Laope. Un hommage pour celui qui a donné toute sa vie à la musique réunionnaise.
Toute la famille Laope était réunie hier au Conservatoire national de Région. Le Conseil régional a choisi un jour symbolique en baptisant hier le conservatoire du nom du grand ségatier réunionnais. Un jour symbolique car, comme le rappelle sa fille Expédit Cerneaux, Maxime Laope n’avait de cesse de parler de sa grand-mère, affranchie le 20 décembre 1848 et qui a vu de ses yeux Sarda Garriga.
Témoignages de proches
Les conseillers régionaux et leur président sont venus écouter les témoignages des proches, membres de la famille et amis, avant de lever le voile sur la nouvelle plaque commémorative où figure un extrait de la rosée tombée, parole et partition. Une salle attenante présente également une exposition dédiée au grand homme, qui s’est marié à la musique à l’issue d’un radio crochet où l’un de ses amis l’avait inscrit à son insu.
Se connaître et s’ouvrir sur le monde
Maxime Laope est un autodidacte, ti-moun, il n’a pas eu de formation artistique dans un conservatoire semblable à celui qui porte aujourd’hui son nom. Ce baptême est un signe pour dire une nouvelle fois que pour s’ouvrir sur le monde et se structurer, l’homme réunionnais a autant besoin de maîtriser sa musique que toutes celles qui font chanter le monde.
Firmin Viry, Henry Claude Moutou, Fred Espel, Marie Armande Moutou, Pierette Payet, (la bande à Julot) tous introduits par Serge Dafreville ont parlé de leur camarade de jeux, sûr de sa présence au sein de l’assemblée. Avant de prendre la parole chacun devait chantonner un morceau du grand disparu, et Alain Armand comme René-Paul Victoria se sont prêtés au jeu.
Un modèle pour les marmay
Alain Armand s’est exprimé au nom de la Région, réaffirmant le respect égal que nous devons porter au séga comme au maloya, deux zarboutan de notre identité. Et ce respect de l’identité, sa fortification, est un des leitmotivs de l’actuelle mandature, une conviction profonde qui trouve d’ailleurs sa concrétisation dans la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise.
Le vice-président a notamment insisté sur l’importance pour les marmay réunionnais d’avoir en esprit des modèles, comme Maxime, pour se construire et rêver à leur propre vie.
Eiffel
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