Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Sakifo 2008
6 août 2008

Hier, dans une conférence de presse, Alain Armand, vice-président du Conseil régional délégué à la Culture, assurait du soutien sans faille de la collectivité régionale. Le franc parler de l’élu aura d’ailleurs eu le mérite de rassurer les organisateurs, et tous ceux qui veulent voir grandir le festival Sakifo, à La Réunion, mais aussi dans l’océan Indien.
Beaucoup s’inquiétaient de l’absence de communication de la Région Réunion concernant le festival Sakifo. Tout vient à point à qui sait attendre, dirait un sage conteur d’ici. Il aura fallu attendre le lancement des rencontres professionnelles du Sakifo pour enfin entendre la bonne nouvelle. La Région reste solidaire du festival. « Entre la Région et le Sakifo, c’est une vieille histoire d’amour », déclare même Alain Armand. « Malgré le changement de lieu, de décor, de projets, on continue de suivre le festival », poursuit-il, relevant que le bénéfice culturel est énorme. Le souci de la Région Réunion est de travailler à la valorisation, et l’exportation de nos musiques, réunionnaise et indocéanique. On remarque en effet la présence de nombreux artistes et groupes réunionnais. Les ateliers professionnels débattent des problématiques propres aux musiciens locaux, alors qu’ils proposent à bon escient des rencontres avec des programmateurs locaux, nationaux, sinon tournés vers l’international. « La musique réunionnaise doit être mieux exportée », déclare Alain Armand. Jérôme Galabert, l’homme fort du Sakifo, relève quant à lui le contexte difficile de ce Sakifo 2008. Lékip Sakifo - et il faut le saluer - a fait preuve de beaucoup de volonté pour continuer à “donner” aux Réunionnais ce festival, ce moment fort. Les festivaliers seront volontiers indulgents, sûrement charmés.
Un Prix à l’honneur
Il ne l’aurait jamais dit de son vivant. Défunt Péters est devenu l’emblème d’un Prix, synonyme de réussite “musicale”. Le Prix Alain Péters, on en reparlera en cours de semaine. Les artistes éligibles à ce Prix sont-ils forcément réunionnais ? Le tout est de faire valoir ce qui se fait de mieux dans la zone Océan Indien. En même temps, on attend d’un Prix réunionnais qu’il révèle les artistes locaux. L’année dernière, Sami Pageaux-Waro décrochait le premier Prix Alain Péters. Lo Grio, qui ouvre d’ailleurs le festival cette année, sera-t-il nationalement connu ? Cette année, en plus de sa prestation inaugurale, le trio réunionnais partage la scène avec Lo’Jo, un groupe d’Angers. Au vu du talent de chaque musicien du groupe, on espère que ce Prix les emmènera sur d’autres scènes. Mais un groupe ne peut porter seul les couleurs réunionnaises ? Cette année, c’est Pierre Macquard qui préside le jury du Prix Alain Péters. Il succède naturellement à Gilbert Pounia. Je sais, personne ne peut influencer ce jury, indépendant. Mais je vois déjà des noms se profiler pour l’occasion. Pourquoi pas Lansiv, Andémya, ou Verzonroot’s ? Akoz pa ? Ou bien, Subash et Tablatronic ? Qui encore ? Mikea, parce que le festival doit s’ouvrir à la zone Océan Indien ? Qu’importe, après tout. Après avoir dégusté, et re-dégusté, concert sur concert, le jury professionnel saura trouver... sak i fo po mèt anlèr nout kiltir.
Bbj
Question transparence...
Jérôme Galabert promet de transmettre au tout public le bilan de son festival, pour faire cesser les mauvaises langues. C’est sûr. Faire un festival fait quelques jaloux. On se dit que celui qui organise un festival est bourré de tunes, du moins qu’il s’en met plein les poches. Jérôme Galabert annonce qu’il publiera le bilan financier du festival Sakifo. Pour l’heure, il accorde toute son énergie aux derniers détails. Puis, il faudra vivre ce festival. Viendra après l’heure du bilan.
Sak i fo... péyé
Sakifo commence aujourd’hui. Le festival préféré des Réunionnais change de sites, et vient se poser à Saint-Pierre, la capitale culturelle réunionnaise. Sakifo a déjà vendu plus de 20.000 billets, et les festivaliers devraient encore affluer vers les billetteries pour détenir le précieux sésame. Vous n’avez pas encore vos billets ? Sachez que cette année, le Festival Sakifo a entendu nos demandes. Le pass Sakifo vaut 25 euros, soit pour cette “modique” somme 3 scènes, 6 groupes et de nombreuses surprises festivalières. La musique est partout dans le village du Sakifo.
Les sakiformules à acheter sur le village de La Ravine Blanche
Saki-aime - 1 billet = 25 euros
Saki-kiff - 3 billets = 66 euros
Saki-déchire - 5 billets = 100 euros
(Lékip du Sakifo précise que les billets sont non nominatifs. Vous pouvez donc vous regroupez pour acheter vos billets, et profitez des meilleurs tarifs)
Vous pouvez aussi acheter les billets via l’Internet :
www.sakifo.com dans la rubrique boutik
Sakifo pratik
Ceux qui veulent dormir dans un cadre “camping”, optez pour le sakidor. Le stade de Casabona se transforme durant le festival Sakifo en gigantesque camping de 600 places. Mieux vaut réserver. Un parking éclairé, sécurisé et gardienné, offrant 600 places de stationnement, est situé juste plus haut que le stade. Votre véhicule ne sera pas mieux gardé. Des navettes vous permettront de rejoindre ensuite le village de La Ravine Blanche. Deux autres parkings sont situés près de la zone d’activités économiques et le marché de gros de Saint-Pierre. Laissez-vous guider. Tout est balisé pour vous aider.
Inn ti détour kiltirèl
Zot va voir. Nana in ti sal vèrt dann vilaz la Ravine Blansh. Sa bann marmay la kour, Simangavol. Sa in lantant i batay dépi lontan po fé avanss nout kiltir La Rénion, nout mizik. Désou la sal vèrt, zot va trouv in gayar lespozision dési nout listoir, nout fason manzé. Parlfèt, zot nora po gout bann ravaz, i ravaz pa la boush. I aranz ali odrémié. Oté, inposib pa voir ousa i lé. Na rienk in sal vèrt po tout la popilasion. Rantré. Manzé. Zwé la mizik. Dansé. Ansanm lasosiasion Simangavol.
Sakifo 2008
Asa : une voix à entendre à volonté
Elle est ravie de rencontrer pour une première fois les Réunionnais. Asa est une invitée de marque pour cette édition 2008 du Sakifo. El ne manquera pas de donner de l’énergie aux festivaliers. On sera tous charmés par sa musique recherchée, distinguée, percutante en efficacité. Avec beaucoup de simplicité, elle révèle à la presse sa vision d’une Afrique fière.
Beaucoup de journalistes le disent. Elle est la révélation africaine à ne surtout pas louper. C’est une étoile de la soul. Bukola Elemide, plus connu sous le pseudo de “Asa”, est une artiste pleine de charme. Sa voix ne peut que prendre au cœur. Elle est même plus envoûtante qu’Ayo, plus emportée que Tracy Chapman. Du moins, c’est ce qu’on dit. Elle préfère ne pas être cataloguée comme phénomène de mode, ou une voix africaine. La musique africaine est, selon elle, par nature, une musique demandée. Mais loin d’être un phénomène temporaire, elle s’affirme. Asa voyage maintenant, et exporte l’Afrique à travers le monde. « Je suis engagée, je représente l’Afrique », déclare-t-elle. Elle envisage un avenir serein pour les peuples de son continent, si ceux-là affirment leur volonté. L’artiste s’affiche mondialement aujourd’hui. C’est donc cette “voie” d’Afrique qu’elle chante. Elle sera sur la scène Salahin à partir de 19 heures. A ne surtout pas louper. `
Bbj
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