L’occasion de se libérer de l’aliénation

La Réunion et l’Année des échanges entre les peuples Chine-Afrique

13 janvier, par Manuel Marchal

La Réunion, carrefour entre Afrique, Asie et Europe, peut devenir un acteur clé du dialogue Chine-Afrique. Grâce à son métissage culturel, ses universités, son port et ses compétences scientifiques, l’île pourrait servir de plateforme régionale pour les échanges culturels, économiques et technologiques. Le principal frein n’est pas géographique, mais politique et culturel : sortir d’une logique de dépendance pour agir comme acteur du Sud global.

Sur le plan économique, La Réunion peut jouer un rôle de hub régional. La Chine investit massivement en Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Mozambique). La Réunion, avec son port, son aéroport, son cadre juridique européen et ses compétences techniques, peut devenir une base logistique, financière et technologique pour ces échanges. Cela créerait des emplois locaux et réduirait la dépendance aux transferts de la France.

Sur le plan scientifique et éducatif, des coopérations sont possibles dans :

Le ferroviaire

Les transports publics

Le logement

l’océanographie

la biodiversité tropicale

les énergies renouvelables

l’agriculture durable

la gestion des risques climatiques

Ce sont exactement les domaines où la Chine et l’Afrique investissent massivement.

Le verrou n’est donc pas culturel ni géographique.
Il est politique et institutionnel : La Réunion est encore pensée comme une périphérie française, pas comme un acteur régional de l’océan Indien .

La vraie question devient alors :
les Réunionnais veulent-ils être seulement une extension de l’Europe, ou un acteur du Sud global ?

M.M.

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