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Lindigo
31 août 2011, par

Pour ce second rendez-vous “Chemin Maloya”, on vous porte du côté de Paniandy (Bras Panon) avec à la clé une rencontre avec Lindigo.
C’est à l’âge de 8 ans que le tonic Olivier Araste crée Lindigo. Au début, le maloya clamé sur les scènes locales reste avant tout traditionnel. Puis, il la métisse d’influences réunionnaises, malgaches et indiennes. Entre temps, on le voit avec l’orchestre Dalleau, El Diablo, Destyn, Grinn Dofé, Paille en queue, Françoise Guimbert…
En plus, il s’inscrit comme un multi-instrumentiste. Il touche aux percussions, à la guitare, l’accordéon, l’harmonica et la batterie… In rougay lo son.
“Merci Maman”
En 2004 avec la sortie de “Misaotra Mama” (“Merci Maman”), Lindigo connaît la renommée. Les dates de concerts se multiplient et en 2006, 100 dates sont au programme d’une tournée dans l’île. Ce n’est pas tout. Le groupe est fait révélation locale au Sakifo Festival.
L’œuvre musicale de Lindigo promeut “la mixité des peuples, de toutes ses richesses”. Le maloya chanté en malgache est un hommage aux ancêtres d’Olivier Araste venus de la région de Fort Dauphin. Il nourrit le souhait “de ramener l’ancestralité dans le maloya, sans misérabilisme, sans séparatisme, sans passéisme”. C’est pourquoi il met sous les projecteurs ses origines.
Jean-Fabrice Nativel
Discographie
• 2004. Premier opus "Misoatra Mama" (“Merci Maman”) ou Lindigo témoigne de cette volonté de valoriser notre Histoire, quotidien, culture et notre langue aussi.
• 2006. Second opus "Zanatany" — 5.000 albums vendus — (“Enfants de la terre”) ou il revendique l’identité malgache, donne à voir les contrées de la Grande Île, les traditions qui persistent sur notre île, par un regard aguerri sur les pratiques originelles pourvoyant au sens même du maloya.
• En 2009. Troisième opus "Lafrikindmada" où il est mis en avant les ponts entre l’île et Madagascar, une terre de leurs ancêtres.
Kozman Lindigo
Lindigo : « C’est aussi être fier de ses origines, ne pas avoir honte de ce que l’on est, c’est-à-dire des descendants d’engagés, d’esclaves, de pauvres gens qui ne possédaient rien d’autre que leur culture noire et leur chant, héritage authentique d’une mixité raciale des peuples au bord de la détresse humaine, le maloya, complainte de joie, de peine ou de détresse ».
Lindigo si la sèn
Olivier Araste : vocal leader, accordéon.
Lauriane Marceline : backing Vocals.
Mickaël Talpot : percussions, pikèr, backing vocal.
Frédéric Madia : percussions, bobre, backing vocal.
Aldo Araste : piker, backing vocal.
Valéry Servan : roulèr, backing vocal.
Guillaume Imare : kayanm, backing vocal.
Stéphane Valin : hi-hat, sati, backing vocal.
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