La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Kélonia
7 octobre 2006

Kélonia est un lieu dédié à une des espèces emblématiques de l’Océan Indien : la tortue marine, mais les animateurs de cet espace veulent également mettre l’accent sur la diversité culturelle. Les liens entre les sociétés humaines et les tortues marines sont anciens et très diversifiés.
L’image et les représentations des tortues marines ne sont pas les mêmes en Orient, en Océanie ou en Occident. Dans l’Océan Indien, la perception de la tortue change selon les îles, leur religion et leur histoire. Mais quelle que soit la valeur patrimoniale, économique, spirituelle que représente la tortue marine, ce qui est important, c’est qu’elle garde une place privilégiée au sein de nos sociétés. C’est ce qui fera que des moyens seront mobilisés pour sa conservation et celle de ses habitats.
L’artisanat d’écailles
L’artisanat d’écaille de La Réunion s’est, dès sa relance au début des années 80, placé dans le cadre d’un développement durable, en utilisant exclusivement une matière première provenant de l’élevage de Saint-Leu : donc renouvelable, sans impact sur les populations sauvages de tortues marines. L’atelier vivant de Kélonia a pour objectif d’expliquer le cadre légal qui permet aux artisans écaillistes de La Réunion de poursuivre leur activité en utilisant le stock d’écailles provenant de tortues prélevées avant l’application de la CITES. Ce droit, les artisans l’ont obtenu après plusieurs années de lutte pour qu’ils puissent bénéficier des mêmes droits que leurs homologues de métropole. Aujourd’hui, leur activité est réglementée par un arrêté d’octobre 2005. Cet arrêté qui fixe la liste des espèces de tortues marines protégées sur le territoire national précise également les conditions selon lesquelles les stocks d’écailles pré-convention peuvent être transformés et mis en vente. Les artisans doivent obtenir un agrément préfectoral qui est délivré si les conditions de traçabilité et de respect des textes législatifs sont reconnues.
5 artisans écaillistes réunionnais animent l’atelier de Kélonia
À La Réunion, 5 artisans bénéficient de cet agrément. Ils sont tous membres de l’association des écaillistes de La Réunion. Ce sont eux qui animent l’atelier vivant de Kélonia. Le stock d’écailles qu’ils transforment a fait l’objet d’un inventaire sous contrôle des douanes et de la DIREN.
Mais l’atelier sera également l’occasion pour ces artisans de montrer les savoir-faire qu’ils ont développés pour transformer cette matière noble qu’est l’écaille. L’écaille d’élevage de La Réunion possède des caractéristiques propres qui ont nécessité d’adapter les techniques traditionnelles. Ils ont su développer des produits mettant en avant les couleurs et le dessin de cette écaille. Porte-drapeau de l’artisanat d’art de La Réunion, l’artisanat d’écailles est endémique par l’unicité de la matière utilisée et les techniques élaborées.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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