Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Le Festival les Artkenciel terminé
28 septembre 2004

Fera-t-il beau l’année prochaine ? Le temps a fait défaut au festival Artkenciel. La pluie a décalé toute la programmation. Dimanche, le festival se terminait pourtant sous le soleil d’une belle après-midi musicale.
La seconde édition du festival Artkenciel a eu un succès mitigé. Le public n’était pas au rendez-vous. Comme face à tout résultat mitigé, certains s’en prennent à la programmation, d’autres à la communication. Une chose est sûre : la pluie a porté un grand préjudice à l’Artkenciel.
Mais ces raisons ne suffisent pas. Le mal est peut-être plus grand. Il pose une nouvelle fois le problème que les Réunionnais ont avec leur musique, avec eux-mêmes.
Le public réunionnais ne se déplace pas pour les artistes de La Réunion ou de la zone. Et il a tort, car dimanche fut une belle après-midi et une belle soirée à Saint-Gilles. La scène du Petit Badamier a terminé son baptême avec Ousanousava, Vilon’Androy et Jaojoby. Des concerts intimes au milieu d’un jardin tropical qui attendaient plus de monde.
Quelle place les Réunionnais accordent-ils à leurs artistes ? Certes nous les apprécions, nous les chantons, nous les écoutons, mais plus volontiers gratuitement lors de grands événements publics et trop rarement dans les salles.
Est-ce à dire que le travail artistique réunionnais ne mérite pas notre soutien ? Ce soutien passait lors de ce festival par une simple présence. Ne pas venir c’est risquer de voir les organisateurs ne plus s’orienter vers de tels événements.
Le Festival Artkenciel n’en est qu’à sa première édition, si l’on considère que l’année 2003 représentait un test. Il est sûr que l’absentéisme du public porte un coup au cœur de l’Office départemental de la culture qui soigne ce projet depuis les langes jusqu’à la scène.
Cependant nous encourageons le Festival Artkenciel à continuer d’exister. La prochaine édition sera la bonne. Aux organisateurs de faire mieux encore et au public de savoir répondre, d’être attentif.
Aujourd’hui le festival a déjà son esprit. Il a permis de découvrir les instruments de la zone au fil de plusieurs stands d’exposition. Charly Lesquelin y exposait ses toiles en hommage aux artistes réunionnais. Le festival proposait aussi un voyage gastronomique et botanique. Il a permis cette rencontre entre les musiques de l’océan Indien et entre les artistes.
Il y avait sans conteste des moments magiques, dimanche, et des découvertes, notamment avec le groupe malgache Vilon’Androy.
Au public présent ce jour-là de témoigner, de devenir comme des ambassadeurs pour la prochaine édition. Tant il est vrai que le bouche-à-oreille peut être un moyen de promotion très performant. Pour le reste, l’année prochaine, le temps devra aussi y mettre du sien. Histoire que le soleil ne soit pas que sur scène.
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