Le Séchoir jusqu’en juin : transe-disciplinaire

Laissez souffler un esprit de surprise

5 février 2008

Le Séchoir a présenté hier la saison culturelle de janvier à juin 2008 avec la ferme intention de nous surprendre. Nous avons demandé à Alban Corbier-Labasse, le directeur, de nous résumer l’esprit de ce nouveau semestre. Le détail, on en reparlera dans la semaine...

Il a fallu au Séchoir un livret de cinquante pages pour proposer un tour d’horizon de la saison qui commence. En un article, il serait difficile d’être exhaustif, car le programme concocté par la scène conventionnée saint-leusienne est multiple, riche, prometteur. Alors, Alban Corbier-Labasse, quel est l’esprit de cette nouvelle année ?

« Voir des choses nouvelles »

Le directeur du Séchoir maintient sa ligne de conduite : « Stimuler la curiosité de notre public en nous engageant dans la pluridisciplinarité ». Pour preuve que cela fonctionne, 2007, année de transition, fournit des indicateurs très positifs avec une augmentation de trente-huit pour cent des adhésions, et un public encore plus nombreux puisque neuf milles places supplémentaires ont été enregistrées. L’année dernière 20 300 billets ont été émis. « Nous avons fait des propositions que les gens n’attendaient pas et qui ont remporté un franc succès comme les soirées slam-fonnkèr ou celles consacrées à l’art visuel. Les gens ont envie de se rassembler et de voir des choses nouvelles », analyse-t-il.

50 représentations

2008 verra une percée du cinéma et le renforcement des ciné-concert (quatre soirées). Un partenariat avec Ohana Film ouvrira le Séchoir tous les mercredis à une programmation art et essai. Pour le directeur du Séchoir, cette présence plus importante du cinéma était « importante pour l’aménagement culturel du territoire ». Effectivement, passé Cambaie, jusqu’à Saint-Louis, les salles obscures sont rares.

Le plus beau des Tempo ?!

La scène n’est certainement pas en reste avec plus d’une cinquantaine de représentations auxquelles il faut encore ajouter les 140 représentations prévues pour les dix ans du Tempo. Pour fêter cette décennie de spectacles pas pareils, 25 compagnies seront présentes dans le chemin et sur scènes.

Ouverture sur l’Océan Indien

Le Séchoir s’ouvre bien sûr sur la zone Océan Indien avec deux invités venant des Comores et deux autres qui sont d’Afrique occidentale. De plus, l’arrivée d’un nouveau partenaire, le TCO, va permettre l’organisation d’une quinzaine de représentations décentralisées dans les communes de l’Ouest, y compris Mafate avec Baba Sifon, dont tout le matériel sera transporté par hélicoptère.

Francky Lauret


LSD

La rentrée c’était samedi dernier

La rentrée du Séchoir a déjà eu lieu, c’était samedi dernier, avec un cocktail de digital groove, de deep house, de dub hardcore et de jungle, pour une nuit où Le Son Digital (LSD) était roi. Seb The player, Zortéil, Sal Paradise, le duel Abuzor Costa et Freak Broza Sound System ont fait vibrer les murs et le dance-floor à coup d’infra-basse et de sons jugulés repoussant toujours plus loin les fréquences et les rythmes. C’était bien. On a tellement dansé qu’on a pas pris de photos. C’était tellement bien qu’une fois, le seuil des 300 personnes atteint, on a dû refuser du monde ou attendre que certains sortent pour que d’autres entrent.



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