Paul Vergès : un aménageur qui s’en donnait les moyens
10 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès, témoignage de Houssen Amode
Conférence-débat aujourd’hui au Port
3 mai 2013

Selon une dépêche de l’“Agence France Presse” diffusée le mercredi 24 avril dernier, le pouvoir politique actuel à Paris cultive le « mépris » à l’égard des langues régionales, ont estimé ce jour-là plusieurs défenseurs de ces langues, qui déplorent que la France n’ait pas ratifié la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. D’où l’importance de la conférence-débat organisée ce vendredi à 17h30 à la médiathèque Benoîte Boulard du Port par Lofis la Lang Kréol La Rénion avec Barbara Adelilah Bauer.
« On peut parler d’un mépris » sur cette question des langues régionales « de la part du pouvoir politique », a déclaré Gustave Alirol, Conseiller régional d’Auvergne et Président de "Régions et peuples solidaires", qui se présente comme une « fédération de partis politiques régionalistes et autonomistes progressistes » .
Le texte sur la refondation de l’école et l’acte III de la Décentralisation, qui sera soumis prochainement à l’examen des parlementaires, sont par exemple deux textes « qui traitent par-dessus la jambe la question des langues régionales » , a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.
Gustave Alirol a énuméré trois « exigences » pour défendre les langues régionales françaises. « Nous continuons à réclamer, a-t-il dit, une révision de la Constitution (...), indispensable si on veut donner un véritable statut à nos langues régionales, indépendamment de la ratification de la Charte » européenne des langues régionales et minoritaires.
La « deuxième exigence » porte sur « la prise en compte sérieuse des langues régionales » dans les textes sur la refondation de l’école et l’acte III de la Décentralisation. Gustave Alirol a enfin réclamé la « mise sur pied (législative) d’un cadre statutaire pour les langues régionales » .
Le député européen écologiste François Alfonsi a estimé pour sa part que le gouvernement doit « impérativement, quand il fera une révision constitutionnelle (...), inclure (...) des dispositions qui relancent la question des langues régionales en France » . Cela doit passer, a-t-il ajouté, par « un renforcement des pouvoirs des régions » permettant de « donner un statut » aux langues régionales, « leur permettre un accès à l’enseignement tout à fait régulier et normalisé, et non pas optionnel et occasionnel » .
Il faut également « qu’on leur permette d’être présentes dans la vie publique et dans la vie officielle » , a ajouté le député européen, selon lequel « toutes les langues régionales françaises sont menacées de disparition à plus ou moins long terme » . « Ce ne sont pas les langues régionales qui vont mettre en péril l’unicité de la République » , a lancé le député écologiste Paul Molac.
« Les langues amérindiennes sont en danger de mort » en Guyane, a relevé de son côté Jean-Jacob Bicep, Député européen écologiste. Une grave menace qui sera certainement évoquée ce soir à la conférence-débat au Port de la linguiste Barbara Adelilah Bauer.
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès, témoignage de Houssen Amode
Si mi rogarde bien dann mon téléfone pou l’ moune néna problèm dsi la léktir épi lékritir. Défoi i apèl sa bann analfabète, défoi i apèl sa (…)
In kozman pou la rout
Les 12 et 13 septembre 2026 en Inde
Un pays ravagé par l’illettrisme et l’échec scolaire
La FNATH dénonce une nouvelle attaque contre les assurés malades. À compter du 1er octobre, des personnes en arrêt maladie de longue durée (…)
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Rapport de l’Inspection générale des finances
IBL-Caillé : l’alliance du géant mauricien et du nain réunionnais ?
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois