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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Conférence-débat aujourd’hui au Port
3 mai 2013

Selon une dépêche de l’“Agence France Presse” diffusée le mercredi 24 avril dernier, le pouvoir politique actuel à Paris cultive le « mépris » à l’égard des langues régionales, ont estimé ce jour-là plusieurs défenseurs de ces langues, qui déplorent que la France n’ait pas ratifié la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. D’où l’importance de la conférence-débat organisée ce vendredi à 17h30 à la médiathèque Benoîte Boulard du Port par Lofis la Lang Kréol La Rénion avec Barbara Adelilah Bauer.
« On peut parler d’un mépris » sur cette question des langues régionales « de la part du pouvoir politique », a déclaré Gustave Alirol, Conseiller régional d’Auvergne et Président de "Régions et peuples solidaires", qui se présente comme une « fédération de partis politiques régionalistes et autonomistes progressistes » .
Le texte sur la refondation de l’école et l’acte III de la Décentralisation, qui sera soumis prochainement à l’examen des parlementaires, sont par exemple deux textes « qui traitent par-dessus la jambe la question des langues régionales » , a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.
Gustave Alirol a énuméré trois « exigences » pour défendre les langues régionales françaises. « Nous continuons à réclamer, a-t-il dit, une révision de la Constitution (...), indispensable si on veut donner un véritable statut à nos langues régionales, indépendamment de la ratification de la Charte » européenne des langues régionales et minoritaires.
La « deuxième exigence » porte sur « la prise en compte sérieuse des langues régionales » dans les textes sur la refondation de l’école et l’acte III de la Décentralisation. Gustave Alirol a enfin réclamé la « mise sur pied (législative) d’un cadre statutaire pour les langues régionales » .
Le député européen écologiste François Alfonsi a estimé pour sa part que le gouvernement doit « impérativement, quand il fera une révision constitutionnelle (...), inclure (...) des dispositions qui relancent la question des langues régionales en France » . Cela doit passer, a-t-il ajouté, par « un renforcement des pouvoirs des régions » permettant de « donner un statut » aux langues régionales, « leur permettre un accès à l’enseignement tout à fait régulier et normalisé, et non pas optionnel et occasionnel » .
Il faut également « qu’on leur permette d’être présentes dans la vie publique et dans la vie officielle » , a ajouté le député européen, selon lequel « toutes les langues régionales françaises sont menacées de disparition à plus ou moins long terme » . « Ce ne sont pas les langues régionales qui vont mettre en péril l’unicité de la République » , a lancé le député écologiste Paul Molac.
« Les langues amérindiennes sont en danger de mort » en Guyane, a relevé de son côté Jean-Jacob Bicep, Député européen écologiste. Une grave menace qui sera certainement évoquée ce soir à la conférence-débat au Port de la linguiste Barbara Adelilah Bauer.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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