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Lave déchaînée

7 avril 2007

(Photo Dr R. L.)

Avant la tombée de la nuit
Du haut de Bois blanc, déjà voir l’hémorragie
Située au loin sur les Grandes Pentes
De la Terre tremblante.

Vulve-Volcan déchaîné
Vos flots visqueux
Font des heureux fiévreux
Quand, à grande bouche déployée,
Les vagues de l’océan savent la lave avaler.

Fumée de la Terre fissurée,
Inhalée
Par des bronches qui souffrent du soufre
Puissant souffle de la sorcière azalée empoisonnée.

Blancheur poudreuse,
Vapeur heureuse,
Fumerolles sans parole,
Vous êtes le jazz et les gaz de la vulcanité.

La fusion de la roche
Parfois s’effiloche en cheveux de Pelée
Aiguilles vitrifiées
Comme de la paille qui craquelle sous nos pas
Issue d’étincelles non point charnelles
Mais siliceuses à souhait.

Sans doute des yeux émerveillés
Par de puissants jets de groseille vermeille,
Mais en toute clarté
Ce qu’on redoute
C’est la route de l’extravagance et de l’imprudence.

La responsabilité individuelle et collective
Est-elle devenue gencives mielées de la fraternité ?

Nous sommes de moins en moins seuls
Mais des centaines de milliers à canaliser
Vers le chat d’une aiguille d’authentique félicité
Abandonnant le fil de la morbidité.

L’Homme n’est pas qu’un nuage d’atomes,
Un fantôme d’irresponsabilité.
Il doit avoir la prescience de la prudence
Le regard rude et non-embrumé par l’imbécillité.

Sa fureur sans peur devrait le terroriser !

Notre locomotion n’est pas sans risque et péril
Elle ne doit pas être terril stérile de l’incompréhension !

Savates 2 doigts
Orteils chocolat écorchés
La stupidité vous a gratonné.

Avoir froid est un manque de sang froid
D’un pullover ou d’une polaire ébouillanté !

La pluie doit être le poncho de nos envies
Sorti du puits de notre dos aussi vite qu’une ortie !

La soif est en soi normale vue notre inéluctable animalité
Sachons avec flacons incassables et palpables y remédier.

Spectacle, réceptacle de toutes les émotions,
Le Volcan est un lion qui doit nous éblouir sans nous dévorer.

Dédié à mon ami Rémy TSANG HIN SUN qui n’a pas oublié que COROLLES PAROLES, FLEURS À CŒUR ne fut que folle sueur !

Dr R. L.


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