Culture et identité

Le 20 Désanm à la Section PCR de Saint-André

Evocation historique des luttes pour la reconnaissance de la Fête réunionnaise de la liberté

Correspondant Témoignages / 21 décembre 2019

A l’occasion du 20 décembre et fidèle à la tradition, les camarades de la Section PCR de Saint-André, se sont retrouvés jeudi en soirée, autour d’un pot convivial, chez Jacky The-Seng.

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Après les mots de bienvenue de notre hôte et avant le moment festif, Paul Dennemont, Jean-Paul Ciret et David Gauvin sont intervenus évoquant les luttes de nos ancêtres au cours des siècles de barbarie que fut l’esclavage, finalement reconnu - depuis 2001- comme un crime contre l’Humanité, tout en rappelant le combat long et difficile de nos ainés et du PCR pour obtenir officiellement le 1er juillet 1983 , la reconnaissance du 20 décembre férié. Une date historique qui rappelle à tous notre devoir de mémoire.

Si aujourd’hui, on ne peut que féliciter l’ampleur des manifestations organisées, à cette occasion, au quatre coins de l’ile - même à Saint-André - nous devons jamais oublier - a rappelé un des intervenants - que par le passé, des camarades ont été poursuivis devant les tribunaux pour ces mêmes faits. L’occasion offerte aux plus anciens de la Section d’évoquer les conditions de la célébration du 20 décembre dans les années 60-70 et avant 1982, à Saint-André.

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En tout cas, ça été un agréable moment passé entre militant (e)s, en la présence de René Sotaca, conseiller départemental PCR qui s’est éclipsé des festivités de Sainte-Suzanne pour venir saluer et encourager les camarades de Saint-André.
Les échanges se sont poursuivis fraternellement autour d’un verre, accompagné de samoussas, de bonbons piments et autres amuse-bouche. Et rendez-vous a déjà été pris, après les fêtes pour, cette fois-ci, parler politique.

Correspondant



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  • Un peu comme à St Denis ou afin de se detacher de la forme kermesse des élus de la capitale en 1981et 1982 Le Comité 20Desamb s’était replié pour célébrer cela "Dan la cour Richefeu au Chaudron-Sainte Clotilde.
    Pour ce qui de défilé à Saint Denis ce 20 décembre 2019 (Commentaire laissé sur le site du JIR suite à l’article)
    La mémoire vivante des descendants en descendants ne pouvant et ne sachant laisser une trace écrite nous ont laissés ce qu’était parmi les esclavagistes de notre île Mme Desbassayns. Aussi il reste des éléments geôles, chaînes et autres ; Comparée au DIABLE, si certains se souviennent à chaque éruption du volcan, le dit-on "Chauffé ! Chauffé Mme Desbassayns" donc ou elle était pour ces atrocités et péchés. Méfions des textes colportés, les éléments véritables à titre d’exemple cette photo devant sa demeure ou pose sa famille et amis !!! Amis ? Tous des prêtes et religieux en soutanes et ils presqu’une douzaine soit autant que la famille même. Autre élément irréfutable, le texte de son testament, ce qui montre l’immensité des terres qu’elle s’était appropriées et le nombre d’esclaves attachés aux différentes propriétés. Eléments intéressants et surprenants pour certains, chaque était notifié par un nom attribué, son métier son âges, sa capacité physique (handicapé d’une main ...) et sa VALEUR marchande ! Plus intéressants encore on trouve des Noirs (Cafres comme il est notifié dans le doc), des créoles, quelques personnes des îles comme Rodrigues, des Indiens ? Pourtant on n’en était pas à cette vague des parias récupérés sur la côte du Malabar aux territoires des Indes Britannique. Très importants les valets, serviteurs esclaves (pour ne pas dire "macro") qui surveillaient et avaient la charge des punitions, coups de fouet et autres atrocités). Sont également dans la liste des considérés comme bétail puisse que bœuf et ânes également sont dans la liste. Donc ceux-là aussi y figure et ce document donne aussi les noms de famille (Pour la presque totalité des attribués par les maître esclavagistes) qui sont à notre époque dans l’île. Les Desbassayns et famille eux ont quittés définitivement l’île refusant de voir un Noir, Un Créole avoir les mêmes droits, quoique les chaînes, et droits sociaux, pratiques religieuses … ne disparaitront en totalité que en 1981, malgré leurs dénonciations par le seul parti d’opposition des époques précédentes le PCR. (Simendef)

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