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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Café calédonien
17 février 2007

Un logo attestant de l’origine du café calédonien vient de voir le jour. Cette initiative vise à soutenir la relance d’une filière sinistrée, qui parie désormais sur le haut de gamme pour ne pas disparaître.
78 tonnes en 1992, 25 tonnes en 1996, 18 tonnes en 2000 et 25 tonnes l’an dernier. Non seulement la production locale de café est chaotique, mais elle est de plus anecdotique, noyée sous plus de 730 tonnes de café d’importation. Heureusement, elle dispose aussi d’un atout non négligeable : le café calédonien a le potentiel qualitatif pour se faire une petite place sur le créneau des cafés haut de gamme, ce précieux mélange que les puristes connaissent sous le vocable de café gourmet.
Seulement voilà : pour exister à l’export - cœur de marché de ce type de produit -, il faut déjà être reconnu sur ses terres. Or, « les études que nous avons commandées nous ont montré que les consommateurs calédoniens se trompaient très souvent sur l’origine du café qu’ils consomment », constatent Marc Campenet, chargé de mission à l’ERPA (Établissement de régulation des prix agricoles), et Pierre Cochard, président de l’Union de promotion de la caféiculture calédonienne. Les deux partenaires ont donc décidé de mettre en place un label permettant d’identifier immédiatement la production locale. Présenté récemment, ce logo « 100 % produit et torréfié en Nouvelle-Calédonie » devrait fleurir prochainement sur les paquets de café “made in Calédonie”.
La qualité ? Une obligation
Il s’agit certes d’un premier pas, mais les enjeux sont ailleurs. « Faire du café de qualité, ce n’est pas un choix : c’est une obligation », confirme-t-on du côté de l’ERPA. Le marché de gros étant totalement inaccessible aux producteurs locaux, c’est du côté du haut de gamme que se dessine l’avenir des caféiculteurs calédoniens. En choisissant de se parer du label 100 %, les producteurs font ainsi le choix de se soumettre à des contrôles réguliers destinés à garantir la traçabilité du produit. Sept producteurs, dont le groupement des producteurs de la côte Est (GAPCE), sont désormais autorisés à se prévaloir du précieux label.
Pas facile à trouver
Reste au consommateur à mettre la main sur ces produits. Inutile de les chercher dans les rayons des grandes surfaces : « Nous ne pouvons pas nous soumettre aux exigences des distributeurs », explique un producteur. Les cafés calédoniens se trouvent donc chez les petits commerçants spécialisés, sur certains étals de marché ou à la boutique de l’aéroport de La Tontouta. Pas évident pour qui souhaite en faire une consommation régulière.
Mais les caféiculteurs croient quand même à leur avenir : depuis quelques années, de nouvelles techniques de culture, de récolte et de traitement du café sont à l’œuvre dans les plantations calédoniennes. Reste désormais à consolider la filière et à conquérir le marché international. Et si tout cela commençait par un petit paquet de café acheté au marché ?
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