Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Semaine de la presse
15 avril 2008

Cette semaine est placée sous le signe de la presse. Les écoles réunionnaises s’associent à cet événement. Le meilleur exemple est sûrement celui du collège de Sainte-Marie, Adrien Cerneaux, qui tient un journal depuis 4 ans.
Avoir une meilleure compréhension du monde à travers la presse ! C’est un bien, seulement si les élèves disposent des clés pour décoder l’écriture de la presse. Pour sa 19ème édition, la Semaine de la presse dans l’école connaît un grand succès. 579 classes ont demandé le colis-presse, contre seulement 317 en 2006. L’année dernière, 586 classes étaient tout de même inscrites pour recevoir le fameux colis. La presse joue son rôle de formation des citoyens de demain, et participe à la prévention de l’illettrisme. C’est l’Inspecteur d’Académie qui le déclare, au nom du Recteur, absent à cause de réunions importantes. Il faudrait que les établissements soient abonnés à tous les organes de presse de La Réunion, mais les moyens ne sont pas là. Bref, les jeunes collégiens connaissent bien la presse écrite, mais s’étonnaient qu’il y ait un troisième quotidien de la presse écrite. « Vous êtes journaliste ? » me demandent des élèves. Je réponds : « Oui, à Témoignages ». « Témoignages, connaît pas ». La presse écrite réunionnaise est disponible en version papier, et parfois, il est difficile de trouver notre journal dans les kiosques. C’est un fait. Mais “Témoignages” a été innovateur en matière de NTIC, et vous pouvez nous lire sur la toile. Quant à savoir qui est le plus vieux journal encore paru à La Réunion, les élèves sont davantage surpris de savoir qu’il s’agit d’un journal dont ils ignoraient l’existence. La Semaine de la presse sert à cela aussi, faire découvrir la presse. Et “Témoignages” se découvre tous les jours.
Du travail de qualité
Il n’a pas l’air, mais c’est un journal de très grande qualité, disons même professionnel. Après 4 ans d’existence, ce ne sont plus des amateurs. Les rédacteurs de “Katrépis” n’ont pas à rougir de leur journal. “Katrépis” est ouvert aux élèves des écoles Flacourt, Vincent Boyer de la Giroday, Montlivet, du collège bien évidemment, mais aussi du lycée Le Verger, assurant ainsi le lien inter-cycles. Déjà 19 numéros ont été édités. Les élèves sont les acteurs de la réussite de ce projet, né lors de la mise en place d’une classe à PAC. Pendant 2 ans, les élèves ont ainsi profité des conseils d’un professionnel. Aujourd’hui, le journal fait l’honneur du collège. “Katrépis” offre en effet une belle vitrine des activités du collège, participe au lien entre disciplines, entre classes différentes, mais aussi avec les familles. C’est aussi une activité ludique. Le collège Adrien Cerneaux fait office d’exemple à suivre, d’autant qu’il est placé en Zone d’éducation prioritaire. La tenue d’un journal mérite certes nos félicitations, mais les réussites du collège de Sainte-Marie ne s’arrêtent pas là. Le collège est aussi connu pour ses nombreuses distinctions, en premier, Prix établissement de poésie lors d’un concours national en mars 2006, et à des concours académiques. Par ailleurs, le taux de réussite est en constante progression. Bref, au-delà du journal, il y a surtout l’effort consenti par l’équipe pédagogique.
Et vous, le journalisme ?
Les élèves de l’atelier Journal du collège Adrien Cerneaux ne se destinent pas forcément aux métiers du journalisme, même si certains rêvent au journaliste grand voyageur, et à certains avantages du métier. « Vous voyagez souvent, vous êtes invités partout, vous pouvez entrer lorsqu’il y a un concert, vous pouvez prendre des photos, et vous êtes bien payés », ai-je pu entendre. Si seulement c’était vrai, notamment pour le dernier “faux” avantage ! Ils veulent devenir médecin, professeur d’anglais, militaire, électricien, conducteur d’engin. « J’aime lire le journal, mais je ne me vois pas journaliste. S’il faut couvrir un événement grave, je ne saurais pas filmer, ou interviewer les gens. S’il y a trop de monde, j’aurais peur de poser mes questions », explique une collégienne. Son amie ne sait pas encore ce qu’elle fera demain, même si la filière littéraire lui semble plus de circonstance.
« J’ai des bonnes notes en français, j’aime aussi l’anglais, mais moi, je préfère devenir professeur. Le journaliste, il travaille tout le temps. Dès qu’il y a un événement important, il doit le couvrir. Il travaille parfois jusqu’à tard, et certains sont mis en danger, capturés, ou même tués. Je ne trouve pas que c’est un métier pour moi », m’explique une autre élève. Allez ! même si c’est pour se divertir, pour apprendre autrement, on ne peut que se féliciter du travail engagé au collège Adrien Cerneaux.
W.T.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture