Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
7 novembre 2007

Lundi dernier, le “JIR” mettait à sa une un titre provocateur : ’Le Kreol à l’école, c’est du pipo’, et en deux pages des articles tendaient à poser ’la pertinence d’un enseignement du créole’. Ce qui est surprenant (mais est-on réellement surpris), c’est l’impasse faite sur un récent sondage réalisé par Lofis qui révèle que 90% des personnes interrogées ont déclaré lire le créole de temps en temps, 83% croient qu’il est important que cette langue soit parlée à l’avenir... L’importance du créole dans la compréhension de la société réunionnaise est fondamentale. D’où la nécessité dans le cursus scolaire. Cela fait également partie de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme.
Notre confrère guadeloupéen “Le progrès Social” a réalisé une longue interview du recteur Alain Miossec qui évoque le créole et son enseignement en Guadeloupe. En voici les extraits principaux.
« (...) Une véritable ouverture s’est faite sur les spécificités culturelles et linguistiques. L’affichage est clair puisqu’il figure dans les priorités du projet d’académie. Je pense, comme universitaire, comme humaniste et comme recteur qu’il nous faut apporter autant que faire se peut des réponses locales aux problèmes locaux : je suis légèrement “créolisé” depuis mon arrivée, c’est à dire sensible à une langue, le créole, à une littérature antillaise qui fait si bon usage de la langue française mais qui dit d’abord une culture régionale dans le meilleur sens du termes à des enracinés (par exemple, le Gwo Ka). Je suis sensible plus que je ne l’étais, bien que de formation d’historien, au poids de ce passé qui passe mal. Ceci explique mon double engagement des deux dernières années à travers les séminaires sur l’enseignement de la traite et de l’esclavage puis l’année suivante sur les langues et cultures régionales : nul ne m’en a fait reproche. (...)
Enseigner le créole est une nécessité culturelle et je l’assume, nous mettons des moyens, même modestes, la semaine du créole est fortement mobilisatrice en ce moment, les cahiers du créole sont une production remarquable. Les petits élèves qui ne parlent que créole ont droit aussi, parce que souvent issus des milieux les plus populaires, à une aide particulière pour que l’on gère efficacement le bilinguisme.
Le recteur Alain Miossec
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Messages
7 novembre 2007, 13:08
Monsieur le Recteur, vous êtes un sacré farceur !
Je vous propose de publier un simple comparatif faisant apparaître le taux de réussite de la cohorte 2006 avec en vis à vis le milieu socio-culturel des goupes ayant réussi ou échoué ( + 50 % , n’est-ce pas ?)
Nous verrons bien alors quelle influence peut avoir la pratique du français à la maison !
Chiche ?