Lu dans “Témoignages” du 20 septembre 1977

Le gouvernement raciste continue à supprimer les dirigeants noirs

20 septembre 2006

Le gouvernement raciste de l’Afrique du Sud continue son sale travail : bâillonner le peuple noir et supprimer au besoin ses dirigeants.
En effet, il vient d’annoncer la "mort" de Steve Biko. Jeune étudiant en médecine, Steve Biko a été mis en résidence surveillée depuis 1973 et, en 1976, lorsque les révoltes de la jeunesse noire soulevaient tout le pays, il a été traîné en prison... sans motif !
Le gouvernement pensait affaiblir ainsi la révolte de la jeunesse. Les derniers évènements dans ce pays, eux, prouvent le contraire.
Devant le résultat de sa politique raciste, le pouvoir blanc, n’a plus qu’une seule possibilité (pense-t-il) : supprimer les dirigeants des noirs et faire croire à une mort naturelle !
Car c’est ainsi que la mort de Steve Biko a été annoncée. Ce fondateur de l’Organisation Étudiante Noire : “SASO” était aussi président de la “Convention des Peuples Noirs” et, bien évidemment, il n’est pas mort naturellement. Il a été bel et bien été assassiné dans sa cellule de prison... Comme l’ont été d’autres dirigeants noirs.
gé à peine de 30 ans, cet homme était très estimé de la population noire. Et il était apprécié dans les milieux universitaires pour son intelligence et sa grande culture. Un journaliste blanc, rédacteur en chef d’un grand journal, écrivait : "Le gouvernement n’a jamais compris à quel point Steve Biko était un homme de paix...".


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Témoignages - 82e année


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