Culture urbaine

Le rap malgache revient dans l’Underground

18 août 2008

Le rap vit toujours. Sans promotion, mais puisant dans leurs tripes, des jeunes groupes émergent, s’auto-produisent et apportent un souffle nouveau à cette discipline artistique de la culture urbaine.

Égocentriques, un tantinet narcissiques, mais surtout rebelles... Les rappeurs sont ainsi faits. A Madagascar, certains groupes ont développé une personnalité bien malgache. Ce qui a donné naissance à un style de rap typiquement Made in Madagascar.
Quinze ans après ses premiers balbutiements, et après bien des tourmentes, le rap gasy renaît. Sans tambour, ni trompette. Sans promotion, ni producteur. Encore moins une quelconque visée commerciale. Pour les groupes, rien de mieux que l’auto-production pour s’épanouir dans cet art de la rue. Le hip hop n’est plus à la mode, mais les puristes s’en réjouissent. Ils n’en conservent que mieux leur identité culturelle.
Aujourd’hui, le freestyle est tout à son aise, et retrouve son punch d’antan. Les jeunes retrouvent leur feeling avec plus d’aisance. Les groupes qui montent fustigent, dénoncent et dessinent leur lyric avec des textes plus soutenus. Le rap redevient contestataire et les jeunes se redécouvrent des âmes d’engagés. La chronique de la vie sociale reste le thème favori des créations. Des créations découlant de la vision du monde de vrais passionnés.

Juliano Randrianja, L’Express (Madagascar)


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