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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Hindouisme
14 août 2006

Samedi et dimanche, l’école Tamij de Saint-Paul et l’Ashram du Port ont tenu deux matinées de formation sur le thème de la Poûdja, offrande rituelle dans l’hindouisme. Ou comment transmettre aux jeunes générations les gestes et le sens de ce qu’ils ont reçu par la tradition familiale.
La poûdja est, dans l’hindouisme, la cérémonie d’offrande rituelle à laquelle les pratiquants réguliers participent en de très nombreuses occasions. Mais savent-ils toujours comment procéder et quel est le sens de ce qu’ils font ?
Le swami Adwayananda, de l’Ashram du Port, en accord avec l’association culturelle Tamij, du koilou de Saint-Paul (rue de Saint-Louis), a animé deux matinée sur ce thème, en présence de plusieurs dizaines de membres venus en famille. On notait la présence de nombreux enfants.
Initiation au Poûdja
La pratique de la poûdja requiert, pour l’autel, une grande feuille de bananier, une lampe à mèche et une petite photo de Ganesh (Bon dié Gro Vant, a dit un poète réunionnais) ; et avec tout un ensemble d’objets destinés au padel (plateau d’offrandes) : des fruits, des bâtons d’encens, des pétales de fleur, des pièces de menue monnaie, une feuille de bétel, un plateau...
D’autres objets sont plus spécifiques au rituel : le tambalam, le camphre, les parfums, la petite cloche et la lampe à huile à poignée.
Les deux matinées étaient destinées à transmettre aux fidèles et à leurs enfants le sens des gestes accomplis dans les mantras (prières, ou formule dérivées de la syllabe sacrée Om).
Ces offrandes se font au koilou comme à la maison, où de très nombreux Réunionnais entretiennent des autels privés dédiés à la divinité (ou au panthéon) de leur choix.
"Dans l’hindouisme, le rituel du poudja est l’expression de la dévotion, de la relation à la divinité. Dans ma génération - explique Benoît Cadeby, président de l’école Tamij - nous n’avions que notre foi indéfectible. Nous voudrions maintenant expliquer les symboles et les rendre plus accessibles" a-t-il expliqué à l’issue de la première session.
L’Ecole Tamij, créée en 1982, est une association culturelle Saint-Pauloise qui ambitionne de satisfaire, au plan régional, aux exigences d’un centre de développement de la culture tamoule et de l’hindouisme. Elle déploie à cette fin de nombreuses activités et un programme annuel de manifestations dont le rayonnement est associé à celui de nombreuses autres associations à travers l’île. (voir ci-après)
P. David
Diffusion de l’hindouisme
Une activité culturelle étendue
Le grand koilou coloré de la rue Saint-Louis, à Saint-Paul, est l’un des plus ancien lieu de culte de l’hindouisme réunionnais. Il abrite deux associations dont l’une - Siva-Vishnou-Kaaly - administre et gère le lieu sous son volet cultuel, tandis que l’Ecole Tamij, actuellement sous la présidence de Benoît Cadeby, fonctionne comme "l’outil culturel de l’association cultuelle", précise ce dernier.
Créée en 1982, elle est "réactivée depuis 2004" et déploie depuis de nombreux secteurs d’activités, sous la responsabilité de divers membres : cours de langue, musique, chants, danses, yoga, connaissance de l’hindouisme, cuisine... Et prochainement, des cours de couture, pour la confection des hauts de sari et autres vêtements de fête.
"L’association cultuelle construit le temple que vous voyez, derrière", poursuit Benoît Cadeby en montrant l’édifice, déjà bien avancé, d’un futur temple à Marliemen (entre autres divinités) ; "Nous, nous construisons le temple du savoir, dédié à la jeunesse", ajoute-t-il, comme pour souligner que ce lieu, qui compte parmi l’un des plus fréquenté de l’île, marche bien sur ses deux jambes.
La dernière création en date est la formation, le 26 juillet, d’une section "Jeunes" dont la mission principale sera de travailler à la mise en place "d’un site Internet de référence pour l’ensemble de la communauté et pour les internautes".
Dans le programme établi pour les trois prochains mois (voir encadré suivant), il y a bien sûr la préparation de Dipavali (Fête de la Lumière) et le 11 novembre, qui commémore à La Réunion la fin de l’engagisme indien (1882), mais aussi la participation à un colloque international sur les contacts linguistiques entre le français et le tamoul depuis le 17ème siècle et les activités courantes du mercredi et du samedi, auxquelles s’ajoute une ou deux fois par mois, un cours de cuisine indienne semblable à celui qui a eu lieu samedi dernier, après la Poûdja.
Les responsables des secteurs d’activité
Chants : Vanessa Calimoutou ; Danses : Eric Nany ; Langues (sanskrit, tamoul) : André Ramakistin ; Hindouisme : Patrice Sadeyen ; Cuisine : Sabine Govindama ; Jeunes : Audrey Ramakistin.
Le programme 2006
o septembre :
- co-édition, avec le musée de Villèle, du catalogue de l’exposition "Voyages au pays tamoul"
o octobre :
- préparation du spectacle de danse “lumière en fête" pour le Dipavali (Saint-Leu).
- Conférences avec le Groupement d’études et de recherches sur la Malbarité (Sully Govindin) et deux universitaires de Pondichéry ;
- projection d’un film de Jean Benoist, en présence de l’anthropologue, sur les pûsari qui ont marqué l’histoire de la communauté malabar de La Réunion : Tonton Manicon, Tonton Kanou Carosse, entre autres.
o novembre :
- Fête de la fin de l’engagisme (11 novembre), pour "la transmission de la mémoire" ; Victorine Taïlou, marraine de la soirée (dîner-dansant et collecte de dons) donnée pour venir en aide à une association de handicapés de Madras.
Pour le diner-dansant : Christelle Hoareau est chargée de collecter matériel ou dons en argent à donner aux handicapés de Madras.
Pour toute information : Tamij 0692.88.46.07
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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