Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Rencontres avec les institutions et marche pour la culture
13 mars 2014, par

Après le 10 février dernier, une seconde journée d’action a été organisée ce mercredi 12 mars à Saint-Denis à l’appel du Collectif Je Marche pour la Culture à La Réunion. Cela afin d’attirer l’attention des décideurs sur la gravité des problèmes et des carences de la politique culturelle, qui est pourtant à considérer comme un des piliers du développement durable du pays.
À cette occasion, durant la matinée et en début d’après-midi, quatre délégations du Collectif, composées de divers acteurs culturels réunionnais, ont rencontré des représentants de trois institutions — la Direction des Affaires Culturelles de l’Océan Indien (DAC-OI), la Région, le Département — et la députée Éricka Bareigts. Ces délégations ont fait part de leurs préoccupations à leurs interlocuteurs et celles-ci sont résumées en deux questions.
La première : « Dans le contexte actuel de mutation du secteur culturel et de contraction budgétaire incitant les acteurs (artistes, techniciens, responsables de salles, de compagnies, de groupes, de festivals...) à mutualiser davantage leurs projets et leurs moyens, dans quel cadre et selon quels procédés votre institution envisage-t-elle la construction d’une politique culturelle équilibrée à l’échelle du territoire réunionnais, en synergie (et/ou complémentarité) avec les autres collectivités, l’État et l’Europe ».
La seconde question : « Si les acteurs culturels de l’île prenaient l’initiative de rassembler l’ensemble des collectivités publiques impliquées dans le champ culturel pour engager une réflexion commune sur la place de l’art et de la culture dans la société réunionnaise, de quelle manière et dans quel cadre votre institution serait-elle prête à consacrer du temps et à participer à ces échanges ».
En fin d’après-midi, le Collectif, animé par Lolita Monga, va publier prochainement un communiqué pour tirer le bilan et les enseignements de ces quatre rencontres. Et pour faire entendre la voix des acteurs culturels réunionnais, une marche a été organisée dans la soirée entre le Jardin de l’État et la préfecture avec ce slogan : « Nou mars ansanm pou la kiltir ».
Plus de 200 personnes — à la fois des professionnels de la culture et des militants culturels solidaires de cette cause — ont participé au défilé, avec des panneaux et des slogans. Puis un kabar atèr, ouvert à tous et gratuit, a été organisé au Jardin de la Préfecture en présence de nombreux danseurs, comédiens, circassiens et musiciens, parmi lesquels les groupes Roulèr Killer et Kayamb Band. ?Plusieurs stands d’information sur la situation de la Culture et des intermittents étaient à la disposition du grand public (flyers, projection du film "Adieu Intermittents"). Nul doute que dans le contexte de crise socio-économique et politique actuel, le combat du monde culturel réunionnais va continuer pou fé avans nout kiltir.
Correspondant
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture