Nommés à vie et déclarés ’bienfaiteurs de la Patrie’

Les assassins du Che bénéficient d’une protection

9 janvier 2006

La Paz, 5 janvier. Le quotidien mexicain “La Jornada” rapportait dans son édition de vendredi que, d’après des sources officielles boliviennes citées par l’agence Erbol (éducation radiophonique bolivienne), les militaires boliviens qui ont capturé et assassiné le guerrillero argentin Che Guevara en 1967, ont été déclarés "bienfaiteurs de la Patrie" et ne pourront perdre les emplois publics qu’ils occupent actuellement.
Cette initiative est le fait du député Carlos Nacif, ancien président de la Commission de Défense de la chambre des députés, qui voulait aussi attribuer à ses protégés une rente à vie, mesure écartée par le Ministère des Finances pour "manque de ressources".
Dans quelques semaines doit avoir lieu l’investiture du nouveau président de Bolivie, le socialiste Evo Morales, qui ne cache pas son admiration pour Che Guevara. Son parti, le Mouvement pour le socialisme (MAS), compte dans ses rangs des proches d’anciens compagnons d’arme du guerrillero argentin - parmi eux, le sénateur Antonio Peredo, élu à La Paz et son frère Osvaldo Peredo, conseiller de Santa Cruz : deux de leurs frères, Guido Inti et Roberto Coco Peredo sont morts avec le Che. Une chanson populaire des années 70 a gardé la mémoire de leurs noms et de leur combat dans la Sierra.
Che Guevara a pris la tête d’un foyer insurrectionnel dans le Sud-Est de la Bolivie à partir de 1966. Le 8 octobre 1967, il fut capturé avec plusieurs compagnons, par un commando agissant sur des indications de la CIA (services secrets nord-américains). Le 9 octobre, après avoir été formellement identifié, Che Guevara, blessé, fut abattu avec ses compagnons dans la localité de la Higuera, où a été érigé depuis un Mémorial.
L’endroit où reposait son cadavre resta inconnu jusqu’au 28 juin 1997, lorsqu’un ancien membre bolivien du commando d’attaque révéla l’emplacement d’une fosse commune, près du village de Vallegrande, sur une piste d’atterrissage. Des examens ADN confirmèrent l’identité du Che et de quelques uns de ses compagnons. Leurs restes furent rapatriés à Cuba, où ils furent accueillis avec les honneurs et inhumés à Santa Clara, haut lieu de la guérilla cubaine à laquelle le Che a pris une part décisive avant de se rendre sur le continent.

P.D


Le Maroc veut récupérer ses biens archéologiques saisis en France

Le ministre marocain de la Culture, Mohamed Achaâri, a annoncé l’intention de son pays d’entreprendre des démarches pour récupérer ses biens archéologiques saisis en France dont le nombre est estimé à plus de 17.000 pièces.
"Le Maroc veut récupérer les objets saisis par la Douane française et engagera les procédures de récupération, même si elles sont compliquées et demandent du temps", a déclaré Mohamed Achaâri, cité par le journal marocain "Al Ittihad Al Ichtiraki" dans son édition de vendredi.
Parmi ces objets, saisis entre novembre et décembre par la Douane française, figurent une mâchoire d’un dinosaure marin, des trilobites, de gros insectes marins datant de plus de 250 millions d’années ainsi que des têtes de tortues et de crocodile datant de 60 millions d’années.
Plusieurs statuettes, des poteries et des bijoux maliens de la région de Gao datant d’environ 1.500 ans avant Jésus-Christ font également partie des objets saisis par la Douane française. Mohamed Achaâri a affirmé que le Maroc va se doter d’une Police spécialisée dans la protection du patrimoine archéologique du royaume.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus