Salon du Livre d’expression populaire et de critique sociale d’Arras

Les auteurs en parlent... - 5 -

24 mai 2008

• Fabien Crochet, Slameur

Dix jours

« Mon stylo bille, lent, crée un bilan non concret. L’encre ne peut définir la totalité des sentiments que mon cœur désire dire. Dix jours d’extase sans excès de textes, en phase face au contexte dans lequel des phrases sont dites sans complexe, sessions slam et sans papiers sans pression, oppressés par la nation, manifestation au pas, non pas pressés, mais à la parole libre. Dix jours de slam international à Bruay, à St Nicolas les Arras, à Monchy Breton, sans oublier l’Université d’Artois et le Philos’off café à Arras. Dix jours de parcours parsemés de paroles par delà les frontières. Paroles d’hier, d’aujourd’hui et de demain ; paroles sous lumières, dans la nuit et sur les chemins. Dix jours divins dans des douceurs d’âmes dignes d’être dans des cœurs d’anges et dans des mots dits, sans danger d’être maudit des dieux. Dix jours de rencontres remplis d’images irremplaçables avant de rendre conte (compte) des chants (champs) de slam (colza) aperçus sur des voix (voies) d’un pays (paysage) de mines mortes, mais d’encres vivantes.
Mon stylo bille, lent, crée un bilan non concret. Dix jours à la découverte de lieux qui nous ouvrent les yeux sur les Trois Luppars, le théâtre du XVIIIème siècle qui prend part au parcours, en passant par La Grand’ Place ou devant l’immense Beffroi. Dix jours où chaque soir se rapproche l’échange des ondes, mélange du monde. Dix jours à la mémoire de Mai en passant par celle de François Béranger. Dix jours de surprises, l’esprit sous l’emprise de l’inconnue, tout est nouveau, tout est beau, âme amenée à me réjouir, à jouir de chaque moment. Plaisir qui, de jour en jour, se fait de plus en plus grandissant. Dix jours gravés dans une mémoire, une colère du présent qui me pousse vers l’espoir de faire les choses en plus grand. Mon stylo bille, lent, crée un bilan non concret ».

Fabien Crochet


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