Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Festival du conte à Saint-Denis
17 octobre 2007

Dans le cadre du Festival du Conte, “Témoignages” présente une série de portraits de ces conteurs qui sillonnent les routes de La Réunion et qui enchantent aussi bien les enfants que les adultes. Passeurs de ces moments créoles qui touchent au cœur.
Ketty Lisador
Plus de 10 ans de contes
Ketty Lisador a acquis une grande expérience artistique dans le domaine du conte et du théâtre. Elle a suivi une formation aussi bien à La Réunion qu’en Métropole. Par le biais de la Compagnie Komèla, elle rencontre le Théâtre Manarf (un des fondateurs du théâtre d’objets) avec qui elle fera un compagnonnage. Elle se forme au clown : avec Manarf et Simon Bakouche. Sa passion pour le théâtre la conduit à une recherche personnelle pour un théâtre réunionnais de qualité et compétitif avec le National, voire l’International. Elle a pu le montrer par le travail sur les légendes créoles de Daniel Honoré, sous la Direction de Hamed Madani du Centre dramatique régional (en 2003, 2004, 2005).
Elle s’est perfectionnée grâce au travail sur le corps. Danseuse, elle a pratiqué la danse classique, le jazz, les claquettes, le contemporain et surtout Météorologie du corps : danse d’origine japonaise.
Elle s’est formée également au théâtre masqué balinais, avec Mas Soegeng.
Conteuse depuis plus de 10 ans, sa formation de conteuse, elle la tient de son environnement familial, mais elle se perfectionne en suivant quelques ateliers en psychanalyse et psychosociologie, ainsi qu’auprès de Hamed Bouzzine, conteur marocain d’origine francophone.
En 2006 : elle se forme avec Jihad Darwiche, conteur libanais et Directeur artistique du Festival Contes et Légendes de Saint-Denis-Réunion.
En 2007 : elle se forme avec Abbi Pattrix, conteur et fondateur de la Maison du Conte de Chevilly la Rue, à Paris.
Ketty Lisador a également travaillé à un recueil de comptines : collecte.
Actuellement, elle écrit des petits récits.
Ditou... Matoudi... Toudou
Prestation pour la petite enfance : à partir de 12 mois jusqu’à 5 ans.
C’est une animation autour de comptines et du conte.
Une heure de prestation en deux séances de demi-heure.
Pour les petits de 12 mois à 3 ans : 2 séances de demi-heure uniquement faites de comptines.
Pour les petits de 4 à 5 ans : 2 séances de demi-heure faites de comptines et de contes.
Pour des groupes de 20 enfants accompagnés de leurs parents ou éducateurs.
Contes pour jeune public
De 6 ans à 11 ans et de 13 ans à 17 ans.
Répertoire composé de contes et légendes de la tradition réunionnaise et autres.
Contes pour la société d’un soir
S’adresse aux adultes des nuits du conte et des festivals ;
Répertoire divers : Contes et légendes de La Réunion, d’Afrique, des Indes, de Chine, d’Europe et de Madagascar.
Fiche technique : (jeune public et adultes)
Le public est disposé en demi-cercle autour de la conteuse.
Pour les petites salles susceptibles d’accueillir des groupes de 60 personnes.
En extérieur : Prévoir micro-cravates.
Coût pour une heure de prestation : 500 euros
Kosa lo zistwar i rakont / Présentation des contes
(parmi bann zistoir posib / non exhaustif)
Tizan la kouyonis
Kosasa ? Tizan in boug gabyé ? Awè ? Bin pétèt dan in not zistwar, pa dann sadla.
Nout tizan la lé sitèlman gazé, li fé tout alanvèr. Pa drol li gingn rinsman pardi rinsman èk son momon. Afèr mi apèl ali Tizan la kouyonis dapré ou ?
In, an parlan, marmay la i fé pa pans azot in moun...?!
Tizan la kouyonis
Je vous demande pardon ? Tizan futé ? Ah bon ? Non non, dans une autre histoire sans doute, pas dans celle-là. Notre Tizan ici est tellement fou qu’il fait tout à l’envers. Pas étonnant qu’il reçoive des raclées à n’en plus finir avec sa mère. Pourquoi je l’appelle Tizan la kouyonis d’après vous ?
Au fait, il ne vous rappelle pas quelqu’un ce gosse ?
In zistwar koson
Lo zafèr lé komsa, pa otroman. Si mi di aou parmi bann zafèr la (léstilo, la pios, gan la boks), kèl i va ék bann moune la (léléfan, sinz, dodo), paryé ou va swazi parèy bann domoun dann zistwar la. Parl pi si mi di « kosonsté », tout lo pé konm ou va di « koson ».
In moun la pa fé ryin lé riskab trouv la mor èk nout mani blok nout koko si in lidé. Sak ou wa lé pa touzour sak i lé.
Une histoire de cochon
Les clichés ont la vie dure. Si je vous demande d’attribuer les objets suivants (stylo, pioche, gant de boxe) aux personnes suivantes (éléphant, singe, dodo) je suis sûr que vous ferez le même choix que les gens de ce conte. Et si je vous dis « saletés », en choeur vous me répondrez « cochon ».
Attention aux idées toutes faites qui peuvent entraîner à la potence un innocent. Ce qu’on voit n’est pas forcément ce qui est.
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