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25 août 2008

Les Créoles de l’Ile Maurice qui sont principalement des descendants d’esclaves auront désormais l’occasion de retracer leur généalogie par le biais d’un site Web qui a été installé au Royaume-Uni, a appris APA samedi à Port-Louis.
Lindsay Morvan, un membre du comité directeur du centre Nelson Mandela pour la culture africaine et créole (NMCACC), écrit dans un communiqué publié samedi que ce site entend donner une opportunité aux Mauriciens de descendance africaine et malgache la possibilité de retracer leur passé ancestral.
Ce projet appelé “Origins” a été lancé par le NMCACC et Mme Vijaya Teeluck, professeur à l’Université de Maurice.
Il a été très difficile pour les Créoles d’établir leur arbre généalogique étant donné que les colonisateurs français qui ont gouverné le pays de 1715 à 1810 ont détruit toutes les traces du passé de leurs esclaves.
« Un nouveau site britannique - www.ancestry.co.uk - comblera ce vide et certains descendants d’esclaves de Maurice pourront se renseigner sur leur ascendance pendant la période de 1812 à 1834, car le gouvernement britannique avait gardé des registres sur les esclaves et leurs maîtres après qu’ils ont pris l’Ile en décembre 1810 », a indiqué Mme Morvan.
Bien que le gouvernement britannique ait interdit la traite négrière en 1807, ce commerce a continué jusqu’à ce que les Anglais aient décrété l’abolition de l’esclavage en 1834.
Le site Web rassemble les dossiers d’environ 2,7 millions d’esclaves et de leurs propriétaires de 17 anciennes colonies britanniques, notamment Maurice.
Mme Morvan a précisé que des recherches peuvent être effectuées en utilisant le nom, la date de naissance approximative et le sexe de l’esclave. Le nom du maître peut également être utile étant donné que les propriétaires ont parfois donné leurs propres noms à leurs esclaves.
« Lors d’entretiens avec les autorités mauriciennes la semaine dernière, il a été décidé de rétablir le Comité de réparation de l’esclavage qui a été installé en 1998, mais qui est devenu un comité mort-né après quelque temps », a révélé Mme Morvan, dans le communiqué.
(Sources : APA)
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