La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
HOMMAGE
15 janvier 2007

Georges Bush vient encore de perdre une bonne occasion de se taire. En effet, il a annoncé son intention d’augmenter l’engagement militaire en Irak au moment même où son pays s’apprête à célébrer la mémoire de Martin Luther King. Or, comme le fait bien remarquer Cynthia Tucker dans l’“Atlanta Journal Constitution” en date du 14 janvier, le révérend King s’était exposé à une pluie de critiques lorsqu’il avait critiqué l’intervention américaine au Vietnam en 1967. Or, à l’époque, une telle attitude était très risquée puisqu’il risquait de perdre le soutien de son principal allié, le Président Lyndon Johnson. Cependant, il déclara, en avril 1967, à l’Eglise Riverside de New York, en adepte de la non-violence qu’il était : « Je suis sorti de la trahison de mes silences et vais parler des brûlures de mon coeur... Je sais que je ne pourrais jamais plus élever ma voix contre la violence faite aux oppressés du ghetto si je ne dis pas clairement que le premier pourvoyeur de violence dans le monde aujourd’hui est... mon propre gouvernement ».
Aujourd’hui, Martin Luther King aurait 78 ans. En effet, il est né le 15 janvier 1927 à Atlanta, la capitale de l’Etat de Géorgie, dans le Sud-Est des Etats-Unis. Il a été le leader le plus influent de la lutte pour l’égalité des droits au cours des années 1950 et 1960. Son discours "I have a dream" ou "J’ai fait un rêve" est un des plus connus du 20ème siècle. Il a été prononcé devant le Mémorial de Lincoln, lors de la marche sur Washington, en 1963, qui constituait, à l’époque, le plus grand rassemblement politique jamais vu aux Etats-Unis. On rappelle qu’il a été assassiné en 1968, à Memphis, Tennessee. Il allait y soutenir des employés noirs travaillant dans le traitement des déchets et qui demandaient des salaires plus importants et une égalité de droits avec leurs collègues.
Comme d’habitude, des célébrations en l’honneur de Martin Luther King ont débuté avant cette date et se poursuivent, selon les endroits, après le 15. Le neveu de ce dernier, Isaac Farris Newton, a, cette année, vigoureusement remercié le gouverneur de l’Etat de Géorgie, Sonny Perdue. En effet, cet homme politique a effectué un geste important, en février 2006, lors de la mort de l’épouse de Martin Luther King, Coretta. Il a ouvert le siège de l’Assemblée politique de Géorgie, le Capitole, pour que les hommages rendus à cette grande dame soient adéquats. Il s’agissait de la première fois qu’une personne noire, mais aussi qu’une femme bénéficiait d’un tel hommage dans un lieu qui a, pendant longtemps, été un temple de la ségrégation. On se rappelle qu’à l’occasion des funérailles de celle-ci, le révérand Joseph Lowery, un vétéran du mouvement des droits civiques, avait violemment critiqué la politique de Bush. Il avait stigmatisé son choix de la guerre au détriment de celui de la lutte contre la pauvreté.
Il faut dire que, de 1969 à 2006, Coretta King n’a pas cessé d’entretenir la mémoire de son mari. Elle a été présente chaque année aux journées commémorant sa naissance. Elle a accompli un travail colossal pour que la fondation en l’honneur de son mari sorte de terre, dans le quartier même où il a grandi. Elle a toujours veillé à continuer à lutter pour que la paix et la justice soient plus respectées. Enfin, elle n’a pas cessé de revendiquer un jour national pour Martin Luther jusqu’à ce qu’elle obtienne gain de cause.
Au cours des hommages, Al Williams, un député de Géorgie, a rappelé l’importance que Martin Luther King a eu sur sa vie politique et personnelle. Quant au Comité de la Marche en l’honneur du grand homme, il a souhaité mettre l’accent cette année sur la participation des femmes. En effet, sans la présence active de celles-ci au sein des manifestations organisées par King, les progrès pour l’égalité des droits n’auraient pas été aussi rapides.
Le piège du devoir de mémoire ?
Une journée comme celle-là est-elle un piège ? En effet, pour avoir eu la chance de m’être rendu dans le Musée Martin Luther King à Atlanta, j’ai énormément apprécié tout ce que j’ai pu y apprendre. Cependant, là où je trouvais que l’exposition permanente pêchait beaucoup par sa qualité, c’est sur la partie concernant 1968 à 2006. En effet, il y avait si peu sur cette période que l’on pouvait se demander si les efforts entrepris après la mort de King avaient été aussi faibles pour qu’on les évoque aussi peu.
Les organisateurs de cette journée d’hommages sont bien conscients du problème qui se pose. Pour eux, il ne s’agit pas juste de se souvenir d’un grand homme, mais également de discuter afin de revenir sur la situation actuelle.
On peut rappeler aussi que Paul Ricoeur avait bien mis en évidence la vacuité du « devoir de mémoire » pour lui préférer l’expression de « travail de mémoire ». En effet, il ne sert à rien de se souvenir, si on ne se rappelle de rien. Pour savoir ce qui s’est passé, il faut faire un effort de lecture, d’information, de dialogue ou de questionnement ! Enfin, la conséquence d’un tel travail doit être d’inscrire dans le présent ce que la confrontation avec le passé nous somme de constater : la nécessité de poursuivre le combat contre les injustices.
Ayaan Hirsi Ali reçoit le Prix Martin Luther King 2007
Elle a été une des personnes les plus protégées des Pays-Bas. Puis, elle s’est décidée à quitter volontairement ce pays en 2006, sous la pression de personnes qui lui envoyaient régulièrement des menaces de mort.
Née en Somalie, elle a été victime des pratiques fondamentalistes islamistes qui se produisent dans sa région. Très tôt, elle s’oppose à un mariage arrangé avec son cousin et fuit en Hollande. Là, elle obtient l’asile politique, se forme et devient membre du Parlement. Elle se fait, dès le début, l’avocate des droits de la femme. Puis, elle critique avec force la circoncision féminine.
Elle se tourne alors vers l’écriture d’un scénario, avec Théo Van Gogh. Il s’agit d’un documentaire fiction qui met en scène le mauvais traitement des femmes dans quelques pays islamiques. Suite à la parution de ce film intitulé "Soumission", une fatwa est émise qui menace les 2 scénaristes de mort. Elle est mise à exécution rapidement en ce qui concerne M. Van Gogh qui est abattu dans les rues d’Amsterdam peu après. Suite à cet acte criminel, Ayaan Hirsi Ali prend la décision de quitter les Pays-Bas pour les Etats-Unis où elle travaille à l’American Enterprise Institute.
Le Congrès pour l’Egalité Raciale, ou Congress of Racial Equality (CORE), va récompenser Ayaan Hirsi Ali aujourd’hui à New York pour les actions politiques courageuses qu’elle a menées. Elle lui décernera... le Martin Luther King Heroes Award !
Matthieu Damian
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture