Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Disparition des ossements de Tapcal - 2 -
27 juin 2006

Renvoi de balle entre le service culturel du Conseil général et la DRAC. Les 2 instances sont confondues dans le dossier de la disparition des ossements de Tapcal. Plus grave, Catherine Chane Kune, Directrice de la Culture au Département, déclare que même les rapports de fouilles sont introuvables.
C’est une ignoble affaire qui prive La Réunion d’une des rares découvertes archéologiques en lien avec le marronnage.
Au début des années 1980, on découvrait l’existence d’ossements dans une grotte de la forêt Tapcal. Une mission d’experts, comme indiqué dans l’article "Où sont les ossements de Tapcal ?" (voir notre édition d’hier) , était dépêchée sur les lieux afin de procéder aux relevés d’usage, et la découverte fut envoyée à Paris pour authentification.
Or fait étrange, les résultats de cette découverte ont bel et bien disparu. Et ce, depuis plus d’un an.
Catherine Chane Kune note que "cela fait longtemps que l’on ne trouve aucune trace des ossements. En fait, nous ne trouvons pas non plus les rapports de fouilles".
Ce qui est pire dans la situation actuelle. Selon Louis Poulhès, Directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), "les ossements en soi ne sont pas d’un grand intérêt. C’est plutôt le site qui est important. C’est plus l’étude du site, les relevés scientifiques, le rapport de fouilles qui sont importants".
En clair, ce sont davantage les conditions dans lesquelles cette découverte a été mise à jour qui recèlent d’informations, que les ossements eux-mêmes. Pour autant, la DRAC souhaite connaître comment ont été menées ces recherches, où, quand et par qui surtout.
Problème méthodologique ?
Louis Poulhès indique par ailleurs que si l’État a un contrôle scientifique en matière archéologique, il n’est pas propriétaire du Musée Léon Dierx et ne dispose d’aucune information sur sa gestion interne. En effet, ledit musée est propriété du Département depuis sa création, ce qui dégage en partie la DRAC de cette mystérieuse disparition. Comme si l’Histoire ne pouvait donner un peu de répit à un marron qui, du coup, aurait peut-être préféré rester dans l’anonymat et jouir d’un repos sans “larlik”. Pour le Directeur de la DRAC, une question reste en suspens : comment se sont déroulées les fouilles. Il indique qu’une fouille archéologique est légiférée par la loi et que tout bon amateur que ce soit, fusse-t-il historien, ne peut réaliser ce délicat travail de recherche sans en aviser les autorités compétentes. Et ce dernier de préciser que cela est passible de peines judiciaires pour les contrevenants.
Ce serait dans l’intérêt de la préservation d’un site historique, et lui-même de noter "que des sites de marronnage, à ma connaissance, on en n’a pas trouvé beaucoup".
L’archéologie n’est pas un passe-temps, mais une activité strictement scientifique qui fait appel à des techniques pointues et rigoureuses.
"Au demeurant, les amateurs risquent à des poursuites judiciaires", avertit le Directeur de la DRAC.
D’ores et déjà, la DRAC écarte la piste du vol, tout en prenant en compte la gravité de la situation. "Cela me paraît assez grave que des objets disparaissent. S’il y a des objets dûment répertoriés parmi la collection du Musée Léon Dierx et qu’ils disparaissent, il y a lieu de déposer une plainte, si le vol est constaté".
Espérons surtout que les caisses qui contenaient les ossements soient juste égarées. "Cela doit faire l’objet d’une recherche", poursuit Louis Poulhès.
Et une fois ces ossements retrouvés ?
La disparition de toute une somme de travail archéologique est une négligence préjudiciable pour le patrimoine réunionnais.
En fait, il faudrait pouvoir retrouver les traces de l’ancienne conservatrice du Musée Léon-Dierx qui, à l’époque, cumulait cette fonction avec celle de conseillère en archéologie auprès des services de l’État.
Du côté départemental, Catherine Chane Kune indique que les ossements n’avaient pas vocation de se retrouver dans un musée d’art contemporain, mais que la conservatrice les avait conservés dans ses réserves.
Toujours est-il que le problème reste entier et qu’il faudra bien le résoudre "avant la fin de l’année", déclarait Sudel Fuma.
L’historien réunionnais est même d’avis que les ossements retrouvés, ils devraient être restitués à la commune de Cilaos et qu’un ossuaire soit créé à cet effet, pour que des descendants de marrons puissent rendre hommage à leurs ancêtres.
Affaire à suivre...
Patrick Julie
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Mézami lo ralé-poussé dsi lo fran CFA i dir dopi kék zané déza. Dann plizyèr péi l’afrik bann nouvèl zénérassion i komanss bouj dann brankar pou (…)
In kozman pou la rout
Résultat de la stratégie de Tereos océan Indien
Confirmation : le capitalisme à l’origine de la crise climatique
Effets de la sécheresse, du gaspillage et des fuites dans les canalisations
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Messages
12 mai 2021, 11:33, par zion reunion
Aujourd’hui 15 ans après nous connaît toujours pas la réponse ! Poukwe ! A cause n’a point de suivi de tout ça ! Mi aimerai savoir moins . Alors défunt sudel le ou la et l’histoire la disparue !